4 ii COURS D E PHYSI QJCT.E
Notes fur la ^ re ^ oa ^ l ’ OIC en vapeurs. Mais lorsque le rems est sort serein Sc que fé
Xe Leçon mercure s’arrête à près de 5. 1 pouces ,. il faut un plus grand degré de chaleur-pour la faire bouillir , étant alors pressée presque d’un dixième de plus, àcause de l’augmentation du poids d'e l’air. Un plus grand degré de chaleur quecelui qui la fait alors bouillir, ne subíìsteroit pas dans l’eau, parce q u'il laferoit évaporer. Si l’eau étoit pressée par une atmosphère encore plus pesanpeil faudroit plus de chaleur pour la faire bouillir , uniquement parce que sesparties en seroient plus fortement liées ensemble; car il n’est pas vrai quel’eau, comme eau, 11esoit pas capable d’iin plus grand degré de chaleur quecelui qui la fait bouillir ; mais leau, selon les circonstances, en tantqu’elleest pressée par une atmosphère qui ne pese pas plus de 15 livres 11 onces furun pouce, n’est pas capable de retenir, un plus grand dégré de chaleur, &c.Que st la surface de l’eau trouve une plus grande résistance que celle de l’at-mosphére, comme îorsqu’elle est dans un vaisseau fermé, elle est susceptibled’une chaleur beaucoup plus, grande. Le Professeur Muschenbmkjn'a. dir, quedans le Digestif de P-pin , il rendit l’eau st chaude quelle fondit le plomb. Jeïui ai vu souvent fondre la soudure ( de plomb & d’étaim) qui lioitles partiesd’un vaisseau de cuivre où elle étoit échauffée,.lorsque le vaisteau, étoit bien.fermé. On est forcé d’employerce qu’on appelle soudure forte , que l’on fait•avec dp zain ou d’argenc & de cuivre , pour que les vaisseaux de cuivrepuisseut tenir l’eau lorsqu’elle est fermée Sc bien échauffée , sans se d c sou-der.
Le5 huiles ont une cohésion de parties beaucoup plus fortes que l’eau pourbouillir. L’eau a si peu de ténacité, que fans la pression de l’atmofphére, ut*rrès-petit degré de chaleur en .séparerait les parties «Sc la changeroit en va-.peurs : car lorsqu’elle,est feulement un peu plus chaude que le nouveau lait.<je v ; ache, si lui site la pression de ^atmosphère avec la pompe pneumati-que, ce petit degré de chaleur la fait évaporer. Et en effet, toutes les Expé-riences qu’on a faites jufqoici font voir qu’ií y a si peu de ténacité dans l’eau,,que je doute files parties de l’eau fie touchent plus les unes les autres que celles•de l’air, quoiqu’elles soient en général plus proches les unes des autres. Maisje n’ose rien décider,sur cette matière, parce que je n’ai pas assez d'Expérien-ces. La force répulsive de l’eau , en tant qu’eau, ( car je ne parte pas ici de laforce qui anime, ses particules lorsqu’elle devient un courant ) est prodigieu-sement grande ; quoiqu’elle ne s’étende pas fort loin ; car 1 attraction de cohé-sion commence à une rtès-petite distance, C’est la force répulsive qui rend l’eaavfncompressible ; & elle est plus grande que la force répulsive de l’air à la mê-me distance. Car on voir par une Expérience remarquable du Docteurque j’ai déja citce, que Ion peut approcher d avantage lés particules de l’airque celles de l’eau. Je parle de l’air condensé dans la bombe qu’il brisa en segelant, & qui étoit environ 1600 fois plu S dense que lair commun, Sc patconséquent, deux fois plus denie que l’eau. Voyez la Note 9. Leçon 9.
Considérons maintenant , puisque nous avons fait voir que les partiesconstitutives de l’air font plus grosses q,u« celles de l’eau, s’îl n’est pas possibleque les. parties, de 1 eau ne le touchent pas- mutuellement » vu qu elles ne íçau-roient-jamais acquerir une densité, qui soit plus de la moitié aussi grande que.celle qu’on a donné à Pair, ,