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Tome second.
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EXPERIMENTALE. 4 1 3

ït. ( L 8 ..— Les Physiciens qui ajfurent qu il y a un feu élémentaire , d avait- NotRS sur lucent un peu trop. ) Dans la Statique des Végétaux du Docteur Hales , Vol. L Xe. Leçon,on trouvera l’opinion de Newton & la science sur la nature du feu en ces

termes.__ Le feu n’est-il pas un corps tellement échauffe qu’il lance la lu-

„ miere avec abondance ? Car un fer rouge qu’est-il autre chose qu’un feu >

Et qu’est-ce qu’un charbon allumé, linon un bois rougi au feu5 Question i o.

,, Qu’est-ce que la flamme, sinon une vapeur, une fumée ou une exhalaison„ rougie au feu? c’est-à-dire, si chaude , qu’elle s’allume ? Car les corps ne», s’allumenc pas fans jctter une grande quantité de fumée, 8 c cette fumée en„ se brûlant devient flamme, —— Certains corps échauffes par le mouve-„ ment ou la fermentation rendent une fumée abondante , lorsque la chaleur„ devient intense j & si la chaleur est assez grande, la fumée brille & devient«flamme. Les métaux en fusion ne s’enflamment pas, parce qu’ils non t pas«une fumée abondance, excepté le zain qui rend beaucoup de fumée; auíït

», s’enffamme-t’il.

«Tous les corps inflammables, comme I’huile, le suif, la cire, le bois, ls», charbon de terre , la poix, le soufre , s’étendenc en s’allumant & s’en vont„ en fumée ardente. Cette fumée, si l’on éteint la flamme, est fort épaisse 8 c», sensible, & souvent elle a une odeur forte, mais étant enflammée, elle perd», son odeur en se brûlant. La flamme est de différentes couleurs, suivant la», nature de la fumée, comme celle du soufre qui est bleue, celle du cuivre», fondu avec du sublimé, qui est verte ; celle du suif, jaune ; celle du cam-», phre, blanche. La fumée passant à travers la flamme, ne peut que se rou-» gir, & la fumée rougie au feu, ne sçauroit avoir d’autre apparence que celle», de la flamme.

Mais M. Lemery le fils nous dit, », que la matière de la lumière produit le»» soufre, lorsqu elle est mêlée avec une composition de sel, de terre & d’eau?

,, & que toutes les matières inflammables ae font celles qu'en vertu des par-^ ncules OC feu quelles contiennent. Car d^iis 1 analyse 5 ces corj^s íoíldinrn^-w,, blés produisent du sel , de la terre, de l’eau & une certaine matière subtile»» qui pénétre les vaisseaux les mieux fermés ; de force que quelque peine que», le donne l’Artiste pour ne rien perdre, il trouve toujours une grande dimi-», nution du poids.

», Or ces principes , le sel, la terre & seau sont des corps fans attraction &

,, qui n ont point d’autre usage, dans la composition des corps inflammables ,

», que de retenir & d’arrêter les particules du feu, qui font la matière réelle &

», unique de la flamme.

», On voie donc que c’est la matière de la flamme que l’Artiste perd en dé-», composant les corps inflammables Mémoires de l’Académie de 171 J.

Mais il fuit évidemment de la plufpart des Expériences précédentes, quela matière qui se perd dans l’analyse de ces corps, n’est que salir élastique,principe très-actif dans le feu, & ce n 5 e ft pas un feu élémentaire qui seperd , comme on le.suppose.

», M. Geoffroy composa un soufre , de sel acide , de bitume, d’un peu de»> terre, & d ’hui le de Tartre « Mémoires de l’Académie de 1705. Or, danscette huile de Tartre, il y a beaucoup d air, par l’Expérience 74 ; & cet arc

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