4 í4, COURS DE PH Y S I Q U E
Otes snr ía étoit sans doute très-propre par son élasticité à enflammer ce soufre artìfi-Leçon, ciel.
^ J Si le feu étoit une espèce de corps particulier & distinct, inhérent au
soufre, comme M. Hornberg , M. Lemerj & quelques autres se l’imaginent,ces corps fulphureux étant allumés le raréfieraient & ils dilateraient tout l’airenvironnant, aulieu que la plupart des Expériences précédentes prouvent quel’acide fulphureux qui entretient le feu, attire constamment ct condense unepartie considérable de 1 air élastique environnant ; ce qui est une preuve qu’iln’y a point de feu inhérent au soufre, qui ait des propriétés particulières, &même que la chaleur du feu consiste principalement dans faction & la réac-tion vive de vibration entre l’air élastique qui repousse, & l’acide du soufrequi attire fortement, lequel soufre se trouve dans l’analyfe, contenir unehuile inflammable , un sel acide, une terre très-fixe & un peu de métal.
Or nous croyons que le soufre 8c Pair font mis en mouvement par ce mi-lieu athérée, „ par lequel ( comme le pense le grand Newton) la lumière estíi corrompue 8c réfléchie , 8c dont les vibrations déterminent la lumière à,» communiquer la chaleur aux corps & la mettre dans les accès de réflexionj> & de transmission aisées : 8c ne peut-on pas dire que les vibrations de ce mi-« lieu dans les corps échauffés, leur communiquent la durée & {'intensité de»> leur chaleur ? Les corps échauffés ne communiquent-íls pas leur chaleur,» aux corps froids contigus , par les vibrations de ce milieu, qui s’étend des», uns aux autres ï Ce milieu n’est-il pas excessivement plus rare & pi us í u b-S, til que l’air , 8c excessivement plus élastique 8ç plus actif? Ne pénetre-t’il» pas aisément tous les corps, Optique, Que fl. i8. La force élastique de ce», milieu » à proportion de la densité , doit çtre au-delà de 490 , 000 , 000,»> 000 fois plus grande que n’est la force élastique de l’air, à proportion de fa« densité, Ibid , Quefl z 1 Cette force suffit pour donner un degré intensede chaleur , fur tout lorsque son élasticité est beaucoup augmentée par la viveaction 8c réaction de l’air environnant 8c de ce qui entretient le feu.
De cette attraction évidente, de cette action & réaction, qui se trouvententre les particules aériennes, acides, sulphureuses & élastiques, nous pou-vons conclure avec raison ; que ce que nous appelions ses parrcules de feudans la chaux vive & dans plusieurs autres corps qui ont souffert le feu, font!es particules sulphureuses & élastiques du feu. arrêtées dans la chaux ; ses,quelles particules , pendant que la chaux étoit allumée , se trouvoient dans unétat ÇL-ès-actlf d’atcraction 8c de répulsion ; & étant, à mesure que la chaux serefroidit, retenues dans se corps solide de la chaux, elles font à différentesdistances d’attraction & de répulsion ,8c elles doivent néceííàirement resterdans cet état 6xe, maigre le milieu íethere-j que Ion suppose pénétrer libre*-ment tous ses corps, & qui ses porte continuellement à l’attraction : maislorsque la substance solide de la chaux est dissoute , par {'infusion de quelqueliquide, étant par ce moyen, pour ainsi dire, émancipée, ces particules sontde nouveau en liberté pour être agitées par sent attraction & répulsion mu-tuelle , ce qui produit une ébullition violente, qui vient de faction ct de laîseaction.de çes.particules. Cette ébullition ne cesse qu’après qu’une partie deççs particules élastiques a été subjuguée ct fixée par la forte attraction duspgfre, ct par çe mqyen, changée en véritable air permanent : il est très-pro-