EXPERIMENTALE. ^ . 577frottement augmentoit notablement, 8 c les Machines éroientsu- Leçon XII.jettes à des secousses, qui dans les grandes opérations dérangentt^>^v^^_-louvent une Machine pour long tems 3 en rompant quelques-unesde ses parties ; il inventa un nouveau moyen d’élever l’eau lansaucun frottement des solides, en employant le vif-argent à laplace du cuir, pour empêcher Pair ou l’eau de glisser par les cô-tés des pistons dans les pompes on ils se meuvent : espérant parce moyen de prévenir tous les inconvéniens précédens , 8 c d'a-Voir aussi des machines hydrauliques moins sujettes à se déran-ger qu’aucune autre qui ait été imaginée.
II fit sa premiere expérience avec une machine qu’il plaçadans ma maison il y a environ deux ans. J’ai répété cette expé-rience dans un modele en présence de la Société Royale, 8cquoique par la mauvaise construction de ses parties, ce modelen’ait pas élevé toute la quantité d’eau dont une invention pareilleest capable ^ je vais cependant en donner ici la description , quiservira à faire mieux comprendre la machine dont il est ques-tion.
Planche 41. & 41. Fig. i.
dddd représente le piston (que M- Haskins appelle un plon-geur) d’environ six pieds de longueur, que l'on rend assez pesantavec du plomb au-dessus pour le faire plonger dans le mercureque l’on verse auparavant dans la pompe D 1 , D 2 , jusqu'á la.hauteur m m. La chaîne Ei , Ez jointe au piston & la force quiJe meut étant abbaissées jusqu’à ce que le piston arrive à D 2 ,le mercure s’éleve à une même hauteur dans la pompe 8c dansle récipient R ( qu’il remplit) par exemple à la hauteur de -r-r,comme on voit dans la figure. Alors tirant le piston en hautjusqu’à ce que son fonds arrive en m m , le mercure fort du réci-pient Ôc descendant en 00 il produit.un vuide j le poids de l’at-mosphere fait monter l’eau par la pompe aspirante A r , A 2 Scpar la soupape V dans le récipient où le mercure étoit aupara-vant. En abbaiffant de nouveau le piston, le mercure s’éleve dansle récipient 8c chasse l’eau en haut par le coude 6 Sc la soupapede force V ; 8c ainsi elle monte dans la pompe foulante ai, aï :mais lorsque le tuyau foulant ( qui avoit ici 46 pieds de hauteur )
Est plein , avant que le mercure puistè entrer dans le récipient &Cforcer l’eau à sortir du haut du tuyau a 1 , il faut qu’il s’éleve£ntre le piston 8í la pompe jusqu’à ^f environ 3^ pieds au-dessusT orn e II . Dddd