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Tome second.
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588 COURS D E PHYSIQUE

Leçon XII. & que si nous voulons par ee moyen forcer Peau bien haut»—v~'^_;nous aurons une pression beaucoup plus grande qui agira furnous Sc qui viendra de Peau que nous voulons élever, que n'estcelle qui vienr uniquement de son poids. Quel que soit le dia-mètre du tuyau montant, la force à surmonter est égale au poidsd’une colomne d’eau, dont la base est la section horizontale desdeux soufflets multipliée par la hauteur à laquelle nous élevonsnotre eau. Un calcul aisé rendra ceci fort clair. Supposons queles soufflets soient de 1 8 pouces en quarté , la surface des deuxaux planches du fonds fera de 4 pieds Sc { fur lesquels la hauteurd’un pied d’eau pèse 281,2 livres ( 62 , 5 étant le poids d’ua- pied cubique d’eau ) • Sc ce poids ou pression qui agit commepoids à la hauteur de dix pieds , ou en se servant d’un tuyau V 2T, ( quel que soit le diamètre de ce tuyau) sera augmentée jus-qu’á 2812 livres qui doivent être élevées par quatre hommes ;on doit supposer qu’ils font capables de les élever en bien ma-niant leurs.leviers, Sc donnant un petit coup. Mais si l'on veutélever Peau à une plus grande hauteur , îl faut donner 2 8* r , 2 Lpour chaque nouveau pied de notre tuyau ascendant. Par exem-ple , si l’on ajoute un tuyau de 5 0 pieds de hauteur, pour éleverî’eau à 60 pieds, Sc de z pouces de diamètre ; le poids de Peaudans ce tuyau rempli jufqu’à 50 pieds de hauteur n'est que de1 50 livres ; mais la pression ou le poids qui agît fur la plancheinférieure des soufflets sera de 14060 livres : enserre que deuxhommes de chaque côté auront à élever 7030 livres, qui lesarrêteroient tout à coup, ou s’ils avoient assez de force pourcela, cette pression immense mettroit en pieces les soufflets aprèsquelques coups.

11 est inutile de m’étendre davantage fur ce sujet ; je dois seu-lement me défendre d’un reproche qu’on pourroic me faire d’a-voir révélé un secret, dont la veuve de M. Dupuy espère de tirerun grand avantage. Mais je n’ai point révélé de secret ; car il ya environ 14 ans que deux hommes vinrent pour obtenir le pri-vilège de cette même Machine , proposant de s’en servir pourtirer Peau des mines. Je crois que P un de ces hommes se nom-moit Skirret ; je ne puis pas me rappeller le nom de l’autre. Tou-te la^différence est que leurs soufflets ctoi'ent attachés à un petitchariot, ôc qu ils avoient en dessous une petite Pompe aspirante 5la Pompe foulante s’élevoit en haut depuis les deux soufflets. Jem’opposai á ce privilège, parce que je crus qu’il porteroic uii