EXPERIMENTALE. 587
sent à chaque bout du levier M m mobile sur le centre K ; cesleviers portent en haut les planches inférieures des soufflets parle moyen des barres M N & m B. On volt â la main droite dequelle maniéré la planche d'u n soufflet est portée en haut de Ben A, 8e comment elle force son eau à sortir par la soupape V 3,l’autre soupape V 4 étant fermée : & à main gauche le souffletCV est abaissé fe remplissant de lui-même d’eau par la soupapeV r , & ensuite la planche C étant portée en haut de N vers O,seau est forcée à sortir par V 1 dans le tuyau commun , &c. Icitoute la résistance qui f e f a i c n’est presque rien autre que le poids■de seau qu’il faut élever • car le tuyau étant suppolé fort grand,il n’y a qu’un petit frottement contre ses côtés, & ce qui resten’est que la tension du cuir des soufflets, qui étant entretenushumides, plient fort aisément. Le tuyau TQVz n'a pas besoind’être bien fort; il suffit presque qu’il soit capable de se soutenirlorsqu’il est plein d’eau , & par conséquent l’écaím suffit commeon le voit dans le modele d’expérience de la maiíon de M. Du -
$*y.
Le meilleur usage de cette Machine est à bord d’un Navire ;parce que i Q . cette Machine n'occupant que 3 pieds quarrés,peut suffire aux usages du Navire, z°. on peut la placer tellementau-dessous de la surface de seau extérieure, que les hommes quiy travaillent, soient hors de la portée du canon : & 3 0 . si parun grand hasard il arrive qu’un boulet de canon brise le tuyauViT, qui porte en haut seau dans le coursier pour la vuider,ilest aisé de suppléer à cette perte en substituant un nouveau tuyauen Vi, V3.4°. Mais ce qui est d’une plus grande conséquence,est que le frottement y est si petit, qu’avec la moitié du nombredes hommes qui travaillent aux pompes ordinaires , on auraplus d’eau avec celle ci.
Cette Machine fera auffi d’un grand usage pour enlever Ie&eaux d’une inondation & des terreins marécageux, ou pour por-ter seau d’un vivier à un autre, dont la situation est plus élevée.Mais pour tirer seau d’une mine profonde ou pour la porter àun réservoir élevé pour en fournir à une Ville, certe Machinene peut pas être d’une grande utilité .& elle se roi t bientôt gâ-tée.
Quiconque lira avec attention ce que j’aî dit dans la septième
íei^on depuis la page . . . . jusqu’à la page., trouvera
que cette Machine n’est que le paradoxe hydrostatique renversé
E e e e íj