EXPERIMENTALE. 6rr
tuyau eu conséquence, & peu de jours après le jet d eau s’éieva à 1 co pieds; jsj 0TES f ur I*prétendant qu’ils avoienc nettoyés les tuyaux qui étoient engorgés de plusieurs X j^ L eC on.coupeaux de bois, cachant avec foin leur bévue. Mais ils manquèrent à une ,
choie, qui étoit de faire un présent à Jean Hulot ; s’ils ne vouloìent pas le ré-compenser pour lavis qu’il leur avoir donné, ils dévoient au moins l’engagetau secret, & mille personnes à qui Helot a fait connoître leur ignorance , nenauroient jamais rien feu.
Je n’aurois pas été si diffus dans mes remarques fur cette machine, si ellene m’avoit pas fourni des exemples à y appliquer plusieurs réglés pour diffé-rons cas d’hydraulique qui y ont rapport.
?• [J’ajouterai eneore quelques remarques dans la Note troisième k celles de&on ami au sujet de ces Machines Hydrauliques.
M. Sorocold a fait cette machine au Pont de Londres , il y a 3 o ou 40 ans;elle subsiste 8 c subsistera long tems, comme un monument de ^excellence dcson Constructeur. Quant à l’invencion de faire monter & descendre la roue àl’eau, ce fut une découverte de M. Hadley , qui fit la premiere de certe efpeceà Worcefter , & pour laquelle il obcinc un privilège.
II est vrai qu’il se perd une grande quantité d’eau par la trop grande mul-titude des soupapes qui s’ouvrent & qui íe ferment, & par conséquent il s’é-leveroic plus d’eaupar un nombre de pompes plus petit dont les corps seroiencà proportion plus longs, & de même une manivelle triple distribue mieuxla force qu’une manivelle quadruple, qui ne doit être regardée que commedeux manivelles doubles jointes ensemble.
J’ai remarqué il y a environ vingt ans une faute dans cette Machine , à la-quelle on n’a pas encore remédié; c’ettqu’on a fait les pistons de force d uncuir fort roide, l’un débordant en haut & Pautre en bas, & que l’on forceavec un maillet; de maniéré que j’ai vû souvent qu’il falioit 50 livres pourmouvoir le piston en haut & en bas dans la pompe lorsqu’il ctoit nouvelle-ment enduit de cuir ; & après quelque tems lorsque ce cuir épais est bienmouillé, il fe perd-une grande quantité d’eau , enforce qu’au commencementle frottement est beaucoup augmenté, & ensuite il se perd beaucoup d’eau.
Les pistons faits avec du cuit mince tanné , d’environ répaisteur du cuitsupérieur d un soulier de Païsan ( tels que nous avons représenté la secondeespece de piston dans la quatorzième Planche , Fig. trente-trois, trente-qua-tr e,35,3^,37&j8) suffisent pour soutenir une colomne d'eau de ioç>pieds de hauteur. Toute leur excellence consiste en ce que le cylindre de cui-vre s’ajuste si bien au cuir qu ils ne font que gliífer en haut & en bas dans lapompe qui doit être bien calibrée, & si l’on fait usage d’un seau , le simplectiir qui tourne en haut doit s’élever entre le petit anneau de cuivre qui est au-dessus de lui, fans trop monter : comme nous avons supposé que les deux cuirs .du pistonne s’élevent pas au-dessus ou ne descendent pas au-delsous des an-neaux qui ffint entre deux. J’ai Içu que M. Clarke ( Tourneur, dont j’ai parléau sujet de l’Hydrometre ) avoir élevé l’eau à son maximum , par le moyend une sort mauvaise machine, où un petit cheval foible faifoic tourner unemanivelle simple & élevoit un muid dans mie minute à 50 pieds; il souciât
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