tto COURS DE PHYSIQUE
Notes sur la f° nt P etì oU P°' nt interrompus ; ce qui fait beaucoup de plaisir aux personnesXlle I econ pour qui ces machines font construites, quoiqu’elles ayent certaines parties' ' qui n’ont pas été exécutées selon les réglés rigoureuses de l’art, que les Pro-
priétaires des machines font supposés ne pas entendre.
M. Holland étant trop modeste a été souvent trompé tant par rapport auxprofits que par rapport à l’honneur de ses découvertes ; car il est certainementle premier qui ait trouvé le moyen de faire un jet d'eau fans réservoir. Maisje dois rendre justice à la mémoire, eû égard à une chose qui est venue à ma ,connoiísance. tin certain homme qui vouloir être choisi pour Représentantde la Ville d tShaftsbury, entreprit de fournir de seau à cette Ville,pour gagnerson élection par le mérite & la dépense de ce projet-, & en conséquence il allatrouver M. Holland pour Bengager à lui faire une de se s machines, qu’il exé-cuta fort bien'; mais il négligea tellement son Machiniste, qn’il le laissa mettreen prison pour le payement de la main d’œuvre de différentes parties de la ma-chine ; outre cela il íé donna lui-méme pour Auteur & Inventeur de cette ma-chine, qu’il appelloit la machine hydraulique. II persuada au feu Roi&à tousles Seigneurs-, & Dames qui vinrent A’Hanovre avec Je Roi , qu’il avoir faitcette découverte, & il se donnqit lu'i-même comme ayant la place & Intendantdu Conseil des Ouvrages publics. Une personne tres-reípectable, qui demeuroicauprès de M. Holland m’a dit ces circonstances & ne m'en a pas fait un secret.Ensuite cet homme vint à bout d’engager Sa Majesté à se procurer une de ces.machines pour les Jardins d’ Herenhaufin , laquelle va fort bien aujourd’hui.Sa force mouvante est celle de route la riviere. Mais M. Holland n’a pas eul’honneur de cette machine & il n’en a tiré,aucun profit; quoique Sa Majesté
en air payé le triple de ce qui étoit convenu. M r . B . prit le Forgeron &
l’Entrepren'éur de M'. J-Jollând, qui est un certain Jean Cieve ( s’il n’est pas mortil est encore à Hére'nhaûfen } & par le moyen de cet homme la machine futconstruite, quoique ion Maître lui manquant elle ait rencontré de très-grandesdifficultés. Et même tous ceux qui étoient chargés de Bexécution de cettemachine, étoient si ignorans, qu’ils firent un coude à angles droits dans letuyau de conduite auprès de l’ajutage oû l’eau devoit jaillir , tel qu’il estdécrit.dans la troisième figure de la planche 12. Enserre que le feu Roiétant venu avec toute sa Cour pour voir la premiere expérience de cettemachine fameuse & dispendieuse , Beau qui devoit s’elever à cent pieds de hau-teur, ne monta qu’à dix pieds; 8 c ils connurent si peu où étoit le défaut decette machine, qu’un certain André qui en avoir la conduite, &r parotffoitle premier dans cette entreprise , fut fur le point de s’évader avec tout sonmonde, ou au moins de présenter un placer au Conseil pour demander qu’iileur fut permis de, faire un réservoir qui fourníroît au jet d’eau.
Comme par hasard ils se plaignoient de leur malheur à un Horldgeur ■Fran-~'foi s nommé Jean -Helot , en lui disant qu’ils étoient tons ruinés ; celui-ci leurdit quelorsqu’il vit I extrémité de leur tuyau de conduite qui faisoit un an^lede 90 degrés auprès de 1 ajutage, il ne crut pas que Beau pût jamais s'éleverà lu hauteur qu ils s étoient proposés, mais qu’il croyoir que la chose leur réus-siroic, s’ils tournoient en haut leur tuyau par une courbe , à peu près commecelle qu’ii leur décrivit fur se fable avec fa canne ( Voyez Planche 1 2. Erse. 4 )André saisit cette idée & Bayant communiqué à Cieve, ils changèrent leur