EXPERIMENTALE. 6rz
>» grande roue, comme font les autres lanternes. Ici la grande roue a 147 Notes fur la»> dents. Lorsque cette machine fut achevée pour la premiere fois, le Meunier xile. Leçon.
»> dit que les dents feraient usées dans deux mois de tems,par faction du»> bois contre le fers pour prouver le contraire, je ne voulus pas souffrir ques> ni les dents ni les fuíèaux fuffent graissés ou frottés avec du savon, ni qu'on>j se íervît d'aucune autre méthode pour les empêcher de s user, pendant les»> douze premiers mois après que la machine fut achevée , & elle a travaillé» constamment 16 heurss par jour pendant près de deux ans fans que les>» dents ayent été gueres plus endommagées que le premier jour. Vous trouve-V rez d joint la figure de cette lanterne que je vous envoye, & fuis
MONSIEUR,
Votre très-humble Serviteur. • ' J. Clark u
Planche Figure r.
ÂA. Une barre quarrée de fer de deux pouces de diamètre & de quatorzepouces de longueur pliée à l’épaisseur d’un pouce, a environ deux pouces à cha-que bout A c.
B. Un des fuseaux dont on a parlé, armé de fer fondu de z | pouces dediamètre de C en c & de dix pouces de longueur de E en E.
Le plan FG J H d'une boëte de cuivre quarrée avec ion trou & Ion tuyau enK pour y faire tourner les tourillons A c ou B,
E, F , petits trous â vis qui fixent cette boète à la lanterne.
FKG La coupe verticale de la même boëte de cuivre.
Fig 5 . est le plan de l’une des lanternes marquée des mêmes lettres.
f 4. ( Je donnerai quelques observations far cette machine dans la Note 4,)
Lorfqu’un homme, qui jette un coup d'œil fur la machine de Marly , voiequ’elle occupe un mille de terrain en longueur & qu’elle a plus de largeur quela Riviere de Seine, il ne peut s’empêcher de regarder cette Machine comme;un prodige étonnant; & s’il est versé dans les Mathématiques , !a Média-nique & ^Hydrostatique, il s’apperçoit bientôt que l’kventçur de cette Ma-chine étoic un Machiniste habile dans la pratique ; mais qu’il n’étoic niMathématicien, ni Philosophe; s’il avoir été f un & l’aucre, il auroit pu cal-culer la force de la Riviere, & il auroit vû qu’il n’étoít pas nécessaire d'éle-ver l’eau par trois rangs de pompe, puisqu on pouvoìt la porter d’un seul coupdepuis la riviere par des tuyaux de fer. Son mouvement de conduite au tiers& aux deux tiers de la hauteur de ía montagne auroit été parfaitement bienimaginé, s’il avoir été nécessaire r & il y a un grand nombre d’inventions in-*" génieutès, pour enlever chaque partie de la machine lorsqu on veut la corriger& la nettoyer, pendant que le reste va son train & pour prévenir bien des ac~' £ *dens. On ne peut pas mieux faire voir ce mauvais ménagement de la forcequ en comparant l'effet de la machine de Marly , avec celui des Machines hy-drauliques du Pont de Londres , 11 y a quatorze roues à Marly de Z <5 pouces