LA CHALEUR DE L’EAU 1 BOUILLANTE Ch. VI. 347
lui par une grande surface. Or si elle perd continuellement une Cependant equantité considérable de chaleur , en meme teins que la quan- degré coniianutité qu’elle en conserve ne change point ; il est évidentque ce maximum est le plus grand excès de ses acquisitions dechaleur, fur ses pertes, dans un même état de fair. II falloitdonc examiner, lì les changemens qui arrivent dans Tétâtde t air , doivent influer de la même manière fur ses acqui-sitions que fur ses pertes.
969. Quant aux acquisitions, il me paroissoit si na- "fturcl de penser, que leurs accromemens doivent etre pro-fait seau quiportionnels aux augmentations de la preísion de f air j que^ 0 ”*’ dolventc’étoit par cette raison que je regardois comme un para- àneiies°à°sedoxe > les résultats de mes prémières expériences , lorsque hauteur du Ba -je ne les considérois que de ce côté la. Mais les pertes rome,re 'pouvoient suivre une Loi diflérente ; ôc c’est sur ce point
que devoir porter lYxamcn.
970. J’ai exposé ci-devant ( 676 & fuiv . ) beaucoup de Les F erlfr P eu ~
raisons de croire , que la matière propre de Vair n’admet ^
pas le feu ; qu’elle le tient comme emprisonné dans les corps.
G'est par Ta que j’ai expliqué fort naturellement ce me sem-ble , divers phénomènes, dont Texplication tirée d’au-tres causes ne m’avoit pas satisfait. L 'air ôc le feu étantdes fluides élafiques ; c’est-à-dire ( suivant Topinion de plu-sieurs grands Physiciens , qui me paroît en même tems laplus probable ) , étant des fluides discrets, composés de parti-cules qui sont dans une très-grande agitation (286 dr fuiv.),je conçois que leurs particules sc choquent mutuellementlorsqu’elles se rencontrent, comme celles de chacun de cesfluides se choquent entr’elles. Mais que le feu, plus subtilque Vair, passe aisément par ses interstices ; 6c d’autant plusabondamment, que l'air est plus rare.
Nous avons Texemple d’un efset semblable à celui-là ( si t’ùr & les v*ìce n’est pas le même fous une forme visible), dans Taction ^“7 muweìuîréciproque de Vair 6c des vapeurs. Lefeu joint à Veau, pro- w-duit les vapeurs, c’est-à-dire, un fluide qui conserve une par-tie de Télasticité du feu. Or il est visible, que ce nouveaufluide heurte contre l'air ôc le repousse, 6c qusil n’entre quedifficilement dans ses interstices j car en réduisant de l'eau
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