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Tome premier.
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4 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS

planches de détail 3 et 4 et les profils planche 5, graves à une [dus grande échelle quel’ensemble général, nous dispenseront de nous étendre plus longuement sur cettepartie de l’édifice.

Si la grande façade du bâtiment principal dont nous venons de parler est remarquablepar l’ampleur de ses lignes et sa parfaite régularité, les galeries brillent et séduisent àleur tour par la profusion de la sculpture et la finesse de l’exécution : elles sont forméesd’une suite d’arcades assez élégantes, en anse de panier, surmontées d’un promenoirajouré par de nombreuses ouvertures ; les travées sont divisées par de grands pilastresmontant dans toute la hauteur, et une frise, somptueuse et d’une véritable délica-tesse, sépare les deux étages terminés par un entablement extrêmement riche aussiet supportant la couverture (voy. pl. 6). La coupe (pl. 7) montrera toute la simplicité dela construction proprement dite. Malheureusement, la date de l’édification de ces gra-cieuses galeries manque complètement; mais la facture des ornements, la forme despilastres et de leurs chapiteaux, la finesse de leur exécution, indiquent suffisammentqu’elles furent élevées au commencement du règne de François 1 er : le doute n’est paspermis à cet égard. Les frises sont presque toutes remarquables; l’une d’elles surtoutest particulièrement curieuse et intéressante : elle représente une suite de personnagescombattant avec toutes sortes d’armes, depuis la primitive et biblique mâchoire d’ânejusqu’au pistolet à peine connu à cette époque. La naïveté de quelques attitudes, lavariété des postures, ainsi que l'entrain et la verve que l’on observe dans ce fragmentde sculpture, nous ont engagé, en l’accompagnant de divers autres détails, à en fairel’objet de nos planches 8 et 9.

Les bases des grands pilastres sont toutes diversement ornées : l’une d’elles, en effet,contient en bas-relief le buste d’une jeune fille coiffée d’une résille; tandis qu’une autrenous montre un jeune' homme ayant pour coiffure un casque de guerre: ces deux figuresne seraient-elles point des portraits? Les autres bases sont ornées de sabres enlacés, dechimères ou de fleurons dans le genre de celui que nous représentons figure 3. Ajoutons,de plus, que les chapiteaux sont tous variés, mais peu différents, comme formegénérale, de celui indiqué figure 4. L’ensemble de ces galeries, qui manque peut-êtreun peu de régularité dans la largeur des travées, produit, malgré ce léger défaut,un excellent effet, et nous espérons que l’on appréciera les planches que nous endonnons.

L’extrême simplicité de la façade postérieure donnant sui* les jardins et son completdénûment d’intérêt nous dispenseront de la décrire ; mais, en revanche, l’intérieur duchâteau nous offrirait matière à de longues pages, si le cadre de cette publication ne nousobligeait à nous restreindre. Nous ne pouvons cependant faire autrement que d’y pénétreret de signaler, au moins en passant, les choses les plus remarquables.

La première pièce du rez-de-chaussée, à gauche de l’escalier, est lu chambre dite desdevises; les murs de cette curieuse salle sont entièrement, recouverts d’une boiseriedivisée en trois rangs de panneaux superposés et passant même devant la cheminée,qui, chose singulière, n’est apparente que par l’ouverture de deux volets à charnières.