PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS; O i
remarquable. Les peintures à fresque dont elle est décorée sont assez pures de dessinet d’un goût irréprochable. Le coloris, chose à remarquer, est exempt de ce ton grisâtre
Fig. 7,
qu’on a souvent reproché à ces sortes de travaux. Des pilastres chargés d’éléganteset riches corniches viennent
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séparer les diverses scènesrendues par le pinceau del’artiste sur les parois desmurs. Tous les sujets sontempruntés à P inépuisable Fig. 8 bis.
mythologie; chaque composition est empreinte d’un carac-tère de simplicité et de sévérité, d’où le gracieux n’est point Z
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exclu cependant. Des figures de grandes dimensions et desfaisceaux d’armes, disposés avec habileté, se détachent etvarient les effets de l’ensemble. Enfin, des caissons dont lesproportions et l’ornementation ont été savamment étudiées,viennent décorer la voûte. Ajoutons que toutes les peinturesde cette salle ont le singulier bonheur d’être parfaitementconservées.
Divers portraits et tableaux estimables se voient dans les
appartements du château de Tanlay ; mais les peintures les
plus curieuses, sans nul doute, sont celles qui décorent une
salle voûtée en pierre et située au deuxième otage de la
« tour de la Ligue ». Le grand escalier et un escalier dérobé
conduisent à ce cabinet mystérieux dont nous reproduisons
ici le plan (fig. 11). Six piliers, dans l’épaisseur desquels ^
sont creusés des niches d’où les statues sont absentes, *
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soutiennent une voûte soigneusement appareillée en larges |
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pierres : cette voûte, de forme demi-sphérique, est ornée ^
d’une peinture à fresque où se voient un nombre considé—
FIG. 8.
râble de figures dessinées aux deux tiers de nature. On
croit reconnaître, sous les attributs des dieux et déesses de la Fable, les traits de per-