LA CHALEUR DE L’EAU BOUILLANTE. Ch.X. z 35
tracte avant dc bouillir , une chaleur bien plus grande, quen’est celle d une maíTe d'eau qui bout , en communiquantpleinement avec Vair. L’autre , que lorsqu’on met l 'eau aî’abri de cette dijjìpation; la suppression presque totale dupoids de s Atmosphère, ne produit dans le degré de chaleurqu’elle peut acquérir, qu’une différence bien petite, en com-paraison de ce qu’elle devroit être , en partant du rapporttrouvé entre les diminutions de la chaleur de Veau qui boutdans f air libre y ôc les abaiJJ'emens correspondans du Baro-mètre: & que par conséquent, une très grande partie deces diminutions , est duë à une autre cause ; qui ne peutêtre qu’une augmentation dans la dissipation que fait de fachaleur, seau qui bout dans un air moins dense. J’auraioccasion de démontrer directement cette dernière consé-quence , par les expériences qui me restent à rapporter.
1044. Mais quoique ces deux principes euffent acquisla plus grande évidence, par le moyen de mes Thermomètresd'eau y les expériences que j’avois faites avec ces instrumens,ne me fourniffoient encore aucune détermination sûre: Jene pouvois croire, que seau qui y étoit contenue , quoi-qu’en petite quantité, eût acquis réellement le degré de chaleurde s huile qui l’environnoit. Car le tube, ôc seau qu’il renfer-moit, s’échauffoient beaucoup , ôc dissipoient par conséquentdans s air , une quantité de chaleur , qui ne pouvoit être qu’endiminution de celle de seau renfermée dans la boule. Je nepouvois point compter sur-tout, que le degré de chaleurqu’il avoit fallu communiquer à shuile , pour faire bouillirseau restée dans la boule, exprimât exactement le degréde chaleur de cette eau ; parce qu’alors elle communiquoit às air par une grande surface ; &z que par conséquent elle devoitperdre continuellement une grande partie de la chaleur qu’ellerecevoit. J’étois persuadé même, que la chaleur de ce rested'eau y quoique bouillante , étoit moindre que celle qu’elleavoit acquis pendant qu’elle rempliffoit la boule.
1045’. Ces doutes étoient encore fortifiés par les diffé-rens degrés de chaleur qu’il avoit fallu appliquer à seaudans mes diverses expériences, pour la faire bouillir: Je vaisles récapituler.
Supplément, C c c Dans
L ’eatt peuts’échauffcr bienplus, qu’on nole juge par lachaleur de Veau
bouillante.
La plus gran-de partie de ladiminution dechaleur de 1 ’eatt
bouillantequand le Bar.baisse j ne vientpas de ce qual’eau reçoitmoins de chai.
Mais de cequelle en ferdplus.
Mais les dé-terminationsl'ont encore in-ícertaines.
Différence*des degrés dechaleur qu’il Lfallu appliquerà Veau pour 1»faire bouillir et}diffçreoí cas.