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Tome troisième.
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PALAIS, CHATEAUX, IIÜTELS ET MAISONS.

Verdier ce que nous n’avons pu ni dessiner ni décrire dans le nôtre. Cela dit, abor-dons l’histoire des maisons dont nous montrons les dessins.

III.

Pour trois des maisons sur cinq que nous avons à traiter, les renseignements histori-ques sont loin d’être abondants ; les recherches assidues et scrupuleuses auxquelles nousnous sommes livré ne nous ont rien fait découvrir de positif ; nous le regrettons de lafaçon la plus sincère, car c’est pour nous une déconvenue qui nous froisse dans nosgoûts et dans nos désirs. Nous n’allons pas jusqu’à dire : Une maison insignifiante au pointde vue de l’architecture, eût-elle servi de théâtre à des événements considérables, eût-elle eu un passé riche en faits importants, nous laisse indifférent et froid ? Sa nullitéartistique étend un voile épais sur sa valeur historique. Nous nous garderons bien deparler ainsi. Mais une maison enrichie d’ornements délicats, captivant l’attention parl’ensemble ou les détails, et cependant n’ayant qu’un passé nul ou banal, produit surnous l’effet d’un contre-sens. Nous aimons à supposer à cette maison une existence histo-rique, et nous lui prêtons volontiers des habitants qui ont pris part à la vie de leur cité,sinon à celle de leur pays. Ici, au contraire, les trois maisons que nous montrons dans leurensemble et dans leur détail, ces trois maisons intéressantes par leur physionomie, parleur décoration bien entendue, n’ont pas d’histoire. Les mémoires du temps ne disentpas sur elles un seul mot, et les archives de la ville ne renferment aucun acte propre àrenseigner sur leurs possesseurs. Par qui donc ont-elles été habitées? Quelles mœursétroites ou insignifiantes recouvraient-elles de leur charmant dehors ? Des marchandsexerçant leur commerce, ou bien des bourgeois campagnards possédant maison de villeet maison des champs ? Voilà les seules hypothèses auxquelles on puisse s’arrêter enessayant d’entrevoir par des conjectures l’existence antérieure de ces trois maisons, dontl’une, la plus importante, est souvent désignée par les archéologues sous le nom demaison de du Cerceau (1). Les deux autres, destinées, à n’en pas douter, à abriterde simples commerçants, n’ont pas même de désignation particulière.

(1) Maison dite de du Cerceau, c’est-à-dire attribuée à cet architecte, ou plutôt à ces architectes, car les du Cerceaufurent au nombre de quat 9.

Comme nous avons fait pour François Mansart , à l’occasion du château de Maisons-sur-Seine, nous demandons la per-mission de dire quelques mots sur ces architectes célèbres des xvr etxvii 6 siècles, et notamment sur le plus illustre d’entreeux, sur l’auteur « des plus excellens bastimens de France ».

Jacques Androuet, dit du Cerceau, passe pour être né à Orléans, ou, suivant quelques écrivains, à Paris , vers l’année1515. Il vivait encore en 1584. Les recherches faites de nos jours par M. Adolphe Berty ont clairement démontré quetous les nombreux édifices dont la construction est attribuée à J. Androuet ne sont pas de lui, mais de son fils BaptisteAndrouet, architecte de Henri III et de Henri IV, ou de Jacques Androuet , son autre fils, également architecte de ces deux rois.— Le premier des du Cerceau fut bien plus graveur qu’archïtecte, et le choeur de l’église de Montargis , où il habita danssa vieillesse, est peut-être ce qu’il produisit de plus important, sinon de plus beau, en architecture. Les constructions quipeuvent avec quelque certitude être attribuées à du Cerceau sont donc en très-petit nombre : il est cependant permis decroire avec la tradition que plusieurs jolies maisons d’Orléans ont pu être élevées par lui, et notamment celles dont nousmontrons aujourd’hui l’intéressante façade. — Ces édifices, du reste, permettent de remarquer l’analogie qui existe entreleur décoration et certains détails d’ornementation des façades qui sont reproduites dans les ouvrages de du Cerceau.

La vie presque entière de Jacques Androuet fut absorbée par l’exécution de ses gravures, qui sont extrêmement nom-