DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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— le n° 34 de la rue de f Aiguillerie , où logea saint François de Paule , quand il allavisiter Louis XI à Tours ; — le n° 1 de la rue de VOrmerie ; : — les n os 13 et 19 de la ruede l’Huis de fer ; — les n os 13 et 10 de la rue de l'Empereur ; — les maisons de la placedu Vieux-Marché, presque toutes remarquables par l’originalité et la fécondité de leurdécoration ; — l’hôtel de la Vieille Intendance, grande et importante construction debrique, qui fut une maison royale avant de servir d’habitation aux intendants de la pro-vince ; — plusieurs maisons de la rue de la Bretonnerie ; — le bel hôtel de la rue Gourville ,et le n° 7 de la rue de la Vieille-Poterie , maison qui appartint à Marie Touchet, maîtressede Charles IX .
C’est en examinant ces maisons si intéressantes à tous égards, qu’on peut se faire uneidée du mouvement architectural dû à la Renaissance dans la ville d’Orléans . Dans unespace de moins de cent années s’élèvent une multitude de charmants hôtels, auxquelsil ne manque que des proportions moins restreintes pour mériter le nom de palais, etnue quantité innombrable de maisons bourgeoises, de maisons de marchands dont laplupart seraient dignes de nous servir de modèles aujourd’hui. Le luxe du xvi e siècle nese borne pas à la décoration des façades, il pénètre aussi dans l’intérieur des apparte-ments. Chaque pièce s’enrichit de boiseries sculptées ou peintes, de solives couvertesd’ornements variés. Les cheminées deviennent de véritables monuments, et la plupartdes meubles sont des édifices en miniature.
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Voilà, dans une énumération rapide, les monuments civils de la Renaissance dont s’en-orgueillit la ville d’Orléans . C’es. <* peine si dans ces pages nous avons pu leur accorderune simple mention : nous avons seulement signalé ce qui aurait exigé souventune longue description, et nous avons omis bien des constructions, religieuses ou civiles,particulières ou publiques, dont chacune eût mérité au moins un chapitre et quelquefoisun volume ; mais des travaux antérieurs, publiés par deux archéologues éminents citésplus haut, nous consolent en quelque sorte de l’obligation où nous sommes de nous res-treindre dans la description des édifices Orléanais . Dans bien des circonstances, nousn’aurions pu que répéter, sans ajouter des documents, sans modifier des assertions, cequi avait été si bien dit et d’une façon si complète par nos habiles préd écesseurs. MM. Ver-dier et Cattois, auxquels nous faisons allusion, ont épuisé dans Y Ardu pelure civile etdomestique , la matière sur tous les points qu’ils ont touchés. Souvenirs du passé, anec-dotes historiques ou légendaires, appréciations pleines de justesse, discussions habiles etapprofondies, restitutions sagaces justifiées par des documents, ils ont tout mis en œuvre,et l’on peut citer comme des modèles les monographies qu’ils ont traitées (1). Forcé dedonner dans notre recueil une assez faible part à ces maisons historiques d’Orléans , noslecteurs auront du moins la certitude de trouver dans le bel ouvrage de MM. Cattois et
(1) Il faut nommer aussi M. L, Vaudoyer, architecte, qui le premier a relevé toutes les maisons remarquables d’Orléans ,sa ville natale ; les dessins de M. Vaudoyer sont déposés au ministère d’Etat, bureau des archives historiques.