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Tome troisième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.

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rapprochements. « Dans le procès-verbal dressé pour constater les épitaphes du grand» cimetière d’Orléans , on trouve annexée, à l’épitaphe de Georges Ilanet, bourgeois,» et de Suzanne Saugy, morts en 1625 et 1640, la description d’un écusson portant» un chevron accompagné en chef de deux fleurs tigées et en pointe d’un cygne, sans» mention des couleurs. »

Dans le manuscrit de M. Polluche, inséré à la bibliothèque d’Orléans , sous le n° 461,page 100, après l’épitaphe de mcssire Mathurin Simon, prêtre, chanoine et doyen enl’église de Sainte-Croix, conseiller du roi, référendaire à la chancellerie de France ,et mort le 19 avril 1538, on trouve la description suivante de ses armes : écusson auchevron, accompagné en chef de deux roses et d’un croissant en pointe, au chef chargéde trois étoiles.

Au surplus, il n’est pas démontré que la plaque en question date de la constructionde l’hôtel, et quand cela serait, nous nous demanderions encore si cette plaque decheminée, coulée sur un moule qui doit servir un grand nombre de fois, peut faire, pourainsi dire, partie des archives de la maison où elle se trouve.

« Ces particularités ne nous semblent pas de nature à infirmer l’opinion que nousavons émise, et nous pensons que l’ombre de François I er ne doit pas être chassée decet hôtel. »

Y.

Il nous reste peu de choses à ajouter maintenant. Nous l’avons dit, la maison de larue de Pieeouvrance est en ruine ; chaque jour voit disparaître un emblème, voits’émousser une sculpture, tomber â l’intérieur des parties entières. — L’herbe croîtdans cette cour fermée à tous les regards ; une odeur de vétusté et d’abandon y règnesans partage. Le beau logis fréquenté 'par la duchesse d’Etampes appartient à unpropriétaire qui ne veut y faire aucune réparation. A-t-il tort? a-t-il raison? Quantà nous, nous aimons mieux voir cette demeure du valet de chambre complaisant deFrançois I er dans l’état d’abandor où elle se trouve, que de la voir maladroitementrestaurée, c’est-à-dire modernisée, dénaturée peut-être. — On nous croira quand nousavouerons avoir passé là de délicieuses heures, en parcourant seul les salles désertes etveuves de tout mobilier, gravissant les marches usées et disjointes des escaliers. — Toutsentiment de la vie moderne pouvait ainsi s’oublier, et l’imagination, qui n’avait plusde frein, voyait alors le vieux logis de la Renaissance habité par ses hôtes primitifs. Latète grave et belle de la duchesse nous apparaissait à l’ouverture d’une des jolies croiséesde l’édifice, et la silhouette colossale de son royal amant semblait se dessiner dans levide des arcades. — Tout au fond, à l’angle d’une porte entr’ouverte, se montrait aussila figure discrète et mystérieuse du valet de chambre.

Le propriétaire de cette maison historique, fatigué des plaintes continuelles desvisiteurs qui s’en vont tous en gémissant, déplorant son fâcheux état, a pris le parti den’y plus laisser pénétrer : c’est en corrompant un domestique que nous avons pu ypasser une journée tout entière, journée employée à dessiner et à mesurer, mais aussi,