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Tome troisième.
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14 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

À la base des tourelles formant la cage de l’escalier, se voient deux portes dont le som-met, orné d’un fronton, montre, au milieu des flammes, la salamandre de François I er

Fia. 6.

(voy. pl.XI). Pour compléter la description de cette gracieuse façade, nous montrons,figure 5, un profil de l’archivolte et de l’entablement du rez-de-chaussée, et, figure 6,un détail delà corniche supérieure avec sa coupe.

VII.

Occupons-nous maintenant de la seconde maison dont nous ayons à parler. Elle estconnue à Orléans sous le nom de maison de Jean d’Àlibert, et elle est située au n° 6 dela place du Marché à la volaille. « Sans avoir la moindre notion d’architecture, ditM. A. Godou dans son Guide historial d'Orléans , on s’arrête encore tout naturellementdevant cette belle maison. Elle a quelque chose de si gracieux et de si majestueux à lafois dans le dessin de sa façade, qu’on ne saurait rester indifférent à son aspect. Sa porte,au-dessus de laquelle sont deux petits jours cintrés à caryatides élégantes ; le bon goûtde ses colonnes corinthiennes légèrement bombées ; les charmants détails de son orne-mentation, tout en fait un des plus jolis monuments que nous ait légués le xvi e siècle, sifécond en chefs-d’œuvre. »

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Pour les protestants de la confession calvinist ” ils sont encore nombreux,

la maison du Marché à la volaille, si remarqu nt de vue architectural,

est également importante au point de vue historique. Suivant M. de Buzonnière,« c’est en ce lieu, dit la tradition, que se réunit l’assemblée dans laquelle les pro-» testants résolurent de célébrer pour la première fois publiquement leur culte » ; et,suivant M. Godou, « c’est dans cette maison, dont le gentilhomme calviniste Jean d’Àli-» bert était propriétaire, que se tint, le 15 novembre 1551, la première assemblée du» culte réformé, malgré les protestations du prieur de l’église Saint-Hilaire, qui en était» fort rapprochée. »

Le caractère dubitatif de l’assertion émise par M. de Buzonnière, le mot traditionemployé dans son texte, nous avaient mis en garde au sujet de sa véracité, et nous noussommes livré à un examen et à des recherches nombreuses qui ont eu pour résultat denous la faire révoquer en doute. Nous avons le plus grand respect pour ce qu’on appelle