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Tome troisième.
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22 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

ces deux artistes, et l’on peut, sans trop de témérité, la tradition locale une fois admise,désigner dans un travail comme le nôtre la maison de la rue des Hôtelleries sous le nomde maison de du Cerceau .

Nous retrouvons ici le système adopté dans la plupart des maisons de cette époque àOrléans , système qui consiste à ouvrir au rez-de-chaussée une ou deux ouvertures cin-trées pour la boutique, adroite ou à gauche desquelles se place la porte d’entrée. Cette

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porte est souvent peu importante comme dimensions, et une ouverture placée au som-,

met s’y trouve toujours pour éclairer le corridor qui con-duit à l’escalier. Celui-ci est généralement placé au fonddu logis. Donc la maison de la rue des Hôtelleries ne diffèreen rien, comme plan, comme disposition générale, de la plu-part des maisons voisines ses contemporaines. Mais il nousparaît évident pourtant que l’architecte, quel qu’il soit, avoulu éclipser, par une certaine richesse décorative et parune étude approfondie des moulures, les nombreuses mai-sons du quartier. En effet, de toutes les maisons encoredebout dans cette partie du vieil Orléans , le logis dont nousparlons est assurément celui qui attire le plus l’attention.

La pierre seule est employée dans la façade de troisétages, où les vides jouent peut-être un rôle trop important ;les ouvertures ne sont pas ménagées, il est vrai, maishâtons-nous de dire cependant qu’elles ne détruisent enrien l’aspect solide et puissant de l’édifice. Cette façade estbien l'œuvre d’un véritable architecte. On a voulu êtrecorrect et on l’a été. Tout y sent l’étude, rien n’est le fait du

Fig. 15. Fig. 14.

hasard ; point de ces porte-à-faux que nous remarquons dansla plupart des maisons antérieures, de ces décrochements si fréquents et si péniblesau regard. Nous sommes devant une façade presque classique par sa régularité, parsa symétrie absolue, par son aspect sévère et, véritablement imposant.

Nous ne décrirons - is autrement la maison de du Cerceau : les trois planches quila représentent, et .ans son ensemble, et dans ses détails, nous paraissent suffire et mêmeremplacer avantageusement toute description. Après avoir fait l’éloge de la finesse et dela fermeté des moulures, nous nous bornerons à montrer ici, comme preuve à l’appui,le profil de l’entablement et de la corniche du rez-de-chaussée, et celui d’une des basesdes pilastres de l’étage intermédiaire (voy. planches XII, XIII et XIV, et dans le texteles figures 14 et 15).

XIII.

Nous voici arrivé à la fin de notre tâche pour ce qui concerne les anciens édificesprivés d’Orléans , et nous sommes loin, cela va sans dire, d’avoir seulement cité (nous nedirons pas décrit) tous ceux qui méritaient cet honneur. Bien des monuments entiers,