DU XV" AU XVIII SIECLE
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dessin dont nous venons de parler, nous n’étions pas certain de l’arrangement anciendes combles ; à cette heure, ils sont loin d’être dans leur disposition première, et il se peutque, dans la vue principale du château, la toiture ne soit pas celle des jeunes années duchâteau. Un scrupule nous a pris et nous a d’autant plus fait craindre une erreur, queM. de Bailleul, de son côté, aidé dans ses recherches par les traditions du pays, par unséjour fréquent dans son château, arrive à trouver aussi une au Ire disposition pour lescombles, La couverture des quatre pavillons resterait bien telle que nous l’avons figu-rée, mais le grand comble du corps de logis central se diviserait en deux sur le milieu,derrière l’élégant campanile de la façade. Cette division était désignée par les gens de lalocalité sous le nom de chemin de plomb , sans doute à cause de la facilité de circu-lation qu’on y trouvait et à cause aussi du métal dont elle était revêtue. Au point de vuedu bon goût, ce système de toiture est évidemment préférable à celui que nous avonsexprimé sur notre planche d’ensemble. L’édifice entier deviendrait moins lourd et lasilhouette générale plus accidentée. Du reste, pour que le lecteur soit à même deporter, lui aussi, un jugement pièces en main, nous montrons ci-contre (fig. 1) un légercroquis de cette seconde restitution des combles.
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En comparant ce qu’était le château et ce qu’il est à présent, on ne saurait vraimenttrop déplorer qu’une main utilitaire ait touché à ce beau monument du temps deHenri H. En général, les modifications de ce genre sont toujours regrettables : on a beaules faire avec intelligence, elles ont beau avoir pour excuses la commodité du proprié-taire, l’architecte qui a bâti 1 édifice ne les a pas prévues dans son plan, et elles ont letrès-grand tort de déranger son œuvre. A Bailleul, en particulier, elles ont changé toutle caractère du château, elles lui ont ôté de sa gravité, sans ajouter à son élégance.
Plût à Dieu encore que ce genre de modifications, voulues à dessein et avec réflexionpar des hommes du métier, fût le seul que la construction ait subi ! Mais des dégrada-tions sont venues à leur tour, dégradations causées par des mains violentes, qui se sont
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