LA CHALEUR DE L’EAU BOUILLANTE. Ch. XI. 3pp
j’ai entrepris d’y appliquer le Calculs d’après les principes que vraies/oí* dc laje m’étois formés. II s’y est prêté avec une précision que je aure ‘n’avois pas attendue. Cependant je ne présume pas d’avoirtrouvé exactement les ìoix que fuit la Nature dans les effetsdont je crois avoir découvert les causes. De telles Ioix sontbien difficiles à démêler dans les phénomènes qui frappentnos sens. Je vais le prouver par le sujet même que je traite;ôc je montrerai en même tems, combien on doit être cir-conspect dans l’application du Calcul à la Physique .
Cette maxime semble d’abord contraster avec celle que j’aiétablie ci-devant j savoir, la nécessité de chercher les ìoix quesuivent les phénomènes, avant d’entreprendre de remonter auxcauses. Mais ces maximes se concilient très bien ; ôc seulementelles sont applicables à des époques différentes dans les recher-ches physiques. C’est là ce que je me propose de montrer d’a-près mon expérience.
1075. Tant qu’on ne connoiíïòit pas la loi que suivent les 11 étoît n»-dirninutions de la chaleur de seau bouillante correspondantes aux ture j panierabaissement du Baromètre ; on a dû croire que ces diminutions donsde iadu-provenoient uniquement, de ce que îcauzft. plus ou moins leur . desusceptible de recevoir de la chaleur , lorsqu’elle est plus ou ^oient^propoté-moins comprimée . Cette opinion me paroiíïoit si naturelle ; que tîonnelies auxj’ai combattu long-tems, avant de me résoudre à l’abandon- po^^de^at-!ner. Mais la découverte de la loi que fuit sensiblement ce loi différen-phénomène, a vaincu ma résistance : ôc tout ce qui est ré-
sulté de ma prémière opinion, c’est que j’ai multiplié les expé-riences avant que de céder. Voila l’objet de la prémière ma-xime que j’ai posée ; ôc pourquoi il est indispensable de cher-cher les Ioix que suivent les phénomènes. Ceíf 1 principale-mant un préservatif contre Terreur. Et, s’il est possible de dé-couvrir la vérité, c’est le seul fil qui puisse y conduire avecquelque certitude.
1076. Cependant la loi découverte des diminutions de la
chaleur de seau bouillante , très simple en elle-même, ôc sen- apparence, estsiblement régulière, étoit un fil bien foible encore, pour re- de piu-monter aux causes de ces diminutions : car cette simplicité n’estqu’apparente j ôc la chaleur de seau bouillante diminué par
plusieurs