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Tome troisième.
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PALAIS, CHATEAUX, HÔTELS ET MAISONS.

russification de la Pologne. Âpres la chute de Napoléon , il essaya, mais en vain, aucongrès de Vienne, de restituer à son pays l’indépendance nationale : il réussit unique-ment à rétablir la république de Cracovie. Il prit part à l’insurrection de 1832, et vaincuavec sa patrie, il se retira en France , où il mourut en 1861.

Il mourut à l’hôtel Lambert. Il avait fait, nous l’avons dit, de ce monument unedemeure vraiment princière par l’accumulation de richesses de toutes natures : bijoux,tableaux de maîtres, médailles historiques, meubles anciens et modernes, mais surtoutpar la restauration intelligente des peintures et des sculptures. Des architectes éminents,notamment MM. Lassus et Yiollet-le-Duc, y ont travaillé tour à tour, et des raccords dépeintures ont été faits par Eugène Delacroix avec tant d’habileté, qu’il est impossible deles reconnaître. Le jardin de la terrasse a été aussi rétabli tout récemment. Enfin nousdirons comme dernier détail, qu’un orphelinat soutenu par la princesse Adam occupe unedépendance de l’hôtel. Gomme dernier détail... Non, hélas! il en est un plus triste qu’ilnous faut aussi mentionner. Cette gracieuse et bonne princesse, cette femme de goût,douce protectrice des orphelines polonaises, est morte il y a deux ans à Montpellier , oùelle avait été chercher un air plus salubre. Nous étions loin de nous douter, lorsqu’ellenous accueillait avec tant de bienveillance et nous autorisait à pénétrer partout oùl’exigeait notre méticuleux travail, que nous ne pourrions un jour lui adresser nosremercîments respectueux.

VII

L’extérieur de l’hôtel Lambert sur le côté de l’entrée, c'est-à-dire sur la rue Saint-Louis, n’a rien de remarquable, rien qui frappe le regard. Il n’en est pas de même surle quai, où l’édifice s’annonce par le pittoresque de son ensemble, par une silhouetteaccidentée et un massif d’un vert harmonieux et tendre qui tranche sur les constructions.Nous voulons parler des beaux arbres qui existent depuis des siècles sur la terrasse outerre-plein de l’hôtel, et qui lui donnent une physionomie toute particulière, bien rareà Paris .

La renommée artistique de cette demeure princière est pour ainsi dire européenne :ce n’est donc pas sans appréhension, sans un certain sentiment d’effroi que nous noushasardons d’y entrer pour en décrire les merveilles. Bien des tableaux, bien des sculpturesne sont plus, il est vrai, à leur place ; mais tel qu’il est, l’hôtel du xvn e siècle, avec ce qu’ila gardé du génie de Le Brun et Le Sueur, est fait encore pour tenter les maîtres en l’artde décrire, et nous céderions avec bonheur la parole à de plus exercés que nous, s’il s’enprésentait.

La façade de la rue Saint-Louis est donc des plus simples, line porte cochère enoccupe le milieu et donne accès dans la cour d’honneur, presque carrée, de médiocregrandeur, et fermée de tous côtés par des bâtiments. Ges bâtiments sont à deux étagessur les ailes, et d’une décoration sage et bien entendue (voy. pl. IV). Un entablementdorique, dont la corniche est supprimée, lie la décoration des ailes avec le côté d’entréemoins élevé que les autres. Ge côté consiste en une arcade ouverte entre deux pilastres