LA CHALEUR DE L’EAU BOUILLANTE. Ch. XTI. 407
possible de remonter aux causes des différences de chaleurde îeau bouillante » en partant des phénomènes. Car qui eût pûassurer auparavant, que la singulière Loi que suivent les con-densations à\i mercure plongé dans seau bouillante , par des hau-teurs du Baromètre successivement moindres, n’e'toit pas duë enpartie à la nature du mercure ? Et dès-lors, quelle conséquenceauroit-on pû tirer de cette Loi découverte; pour remonterasa cause ?
109 r. Dès que je commençai de m’intéresser à la perfec- Ce rapporttion du 1 hermometre, je ne tardai pas a voir qu il arreteroitbeaucoup les progrès de la Physique, qu’il pourroit même yintroduire de grandes erreurs, tant qu’on ne connoîtroit pasles vrais rapports des différences de la chaleur avec les varia-tions de cet instrument. C est la raison de toutes les recher-ches que j'ai faites fur la nature même des liquides qu’on yemploie , dans l’intention de trouver a priori, celui d’entr’euxdont les différences de volume approchoient le plus d’être pro-portionnelles aux variations de la chaleur. J’avois conclu deces prémières recherches, que le mercure étoit ce liquide ; 6ccette conséquence s'est vérifiée par les expériences immédia-tes que j’ai faites d’après une idée de M. Le Sage, dont j’aifait mention ci-devant (422 0) : j’ai même déterminé par cesexpériences, les vrais rapports des variations de la chaleur , avecles changemens de volume du mercure.
1096. Ainsi, lorsque j’ai entrepris de chercher les causes du ^
maximum de chaleur de seau bouillante, ôc de fes différences par mercure &dela
différens états de l’air ; je connnoiffois les vrais rapports que chalet ! r > a , tr “
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ces dfferences avoient entr elles: oc c est par la leulement, que j es expériences
j’ai osé en tirer des conséquences, ôc entreprendre des expé- précédentes,rien ces longues ôc pénibles pour les vérifier. Je favois donc,que dans l’étenduë des variations de la chaleur de seau bouil-lante que j’avois observées avec mon Thermomètre de mercure jcet instrument s’étoit peu écarté de la marche de la chaleur.
On peut le voir par la Table que j’ai donnée des condensa-tions du mercure , correspondantes à des diminutions de la cha-leur égales entr’elles (42217-). On y verra même, que bienloin que la différence des marches du mercure ôc de la chaleur,contribué à cette accélération que j’ai trouvée dans les abaiffe-
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