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Tome quatrième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.

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consuls. Quant au reste de l'inscription, il l’a abandonné aux curieux et aux savants enlangage latin et il s’en est tenu à son appellation. Quelle histoire singulière a-t-il brodéesur ce thème, et quel haut fait a-t-il attribué à ces prétendus consuls, il serait intéressantde s’en occuper et de surprendre ainsi dans sa formation une de ces mille légendesimplantées si avant dans les cerveaux populaires. Pour le moment nous cherchons le sensde l’inscription, et conformément aux habitudes de Pépigraphie latine, nous faisons deconsules, surmonté d’une abréviation, le mot consulens , compris dans le sens de veillantaux intérêts , s'occupant de , et alors l’inscription signifierait : Un tel, médecin, a élevé cettemaison pour décorer la ville et en vue de la postérité . Le latin est trop pur et la phraseest trop correcte et trop limpide pour laisser l’ombre d’un doute à cet égard, lteste àplacer un nom d’homme au lieu de ces mots un tel et à nommer le médecin qui a bâti lamaison. U est évident que ce médecin est le Claude Iluvé (Claudius 11 uvins), lui vivantdocteur en médecine, dénommé dans Pacte notarié qui nous a guidé pour assigner unedate à la construction de l’édifice.

III.

En 1607, la maison do la rue du Grand-Cerf passa de la famille Huvé à la famille deMontescot, en la personne de Claude de Montescot, à qui on doit la mairie de la ville deChartres . Nous avons vu, dans le second volume de cette publication, l’histoire de ceClaude et celle de scs prédécesseurs. Nous n’avons pas ici à y revenir. Montescot venditla maison bâtie par Huvé à Gervais Brosse, marchand, le 14 juillet 1607, et la veuve dece dernier, Marie de Lacrye, à Jean Robillard, médecin, le 23 novembre 1617.

ü n’est pas sans intérêt de voir les différents prix de vente et leur progression, le touténuméré dans l’excellent travail de M. Ravault. — Vendue en 1607, 2100 livres parClaude de Montescot, elle fut revendue un an après 3600 livres; à trente ans de là.en 1637, elle était vendue 4000 livres par Jean-François Robillard, sieur de Myrou-grain, maître d’hôtel du roi; elle fut acquise le 7 janvier 1683, moyennant 4100 livres,par Louis de Yillette, avocat au bailliage de Chartres .

IV

La rue du Grand-Cerf n’est pas des plus larges, et il est assez difficile de bien voir dansson ensemble la maison de Claude Huvé. Nous avons pu cependant en prendre un croquis,dont la reproduction était nécessaire au milieu de ces lignes : en effet, nos gravureshors de texte représentent seulement la partie droite de la façade, la seule sérieusementintéressante et destinée sans nul doute à occuper le centre de la façade projetée parle médecin chartrain du xvi e siècle. Toute la partie de gauche (en A’ du plan, voy.tig. 1 et fig. 2) est conçue dans l’esprit des nombreuses maisons de cette époque ; maiselle est, en plusieurs endroits, défigurée ; le rez-de-chaussée, par exemple, se trouveprivé de sa décoration primitive et dénué, par conséquent, de tout caractère. Le premier