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Tome quatrième.
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4 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

étage est intact. Deux belles fenêtres à meneaux et entourées de pilastres en occupent lecentre, tandis que deux parties pleines en briques se voient aux extrémités, décorées depilastres semblables à ceux des fenêtres. Comme à ces derniers, le chapiteau est placéau centre, et, de la partie supérieure du pilastre, naissent les consoles vigoureuses quisupportent le deuxième étage, disposé en encorbellement. Ce deuxième étage est com-plètement modernisé : des contrevents à persiennessont audacieusement fixés aux fenêtres, c’est toutdire. Un pignon dessiné en ogive et en saillie vientterminer le tout.

La partie de la façade due à Claude lin vé est bienautrement conçue : ce n’est plus la disposition pitto-resque, mais assez naïve, que nous venons de citer(voy. planche I) ; c’est de l’architecture fine, élé-gante, étudiée, correcte, qui prouve que le médecinchartrain était homme de goût et novateur à lafois. Ayant habité Paris lors de ses études médi-cales, il semble avoir rapporté dans sa province legoût de la belle architecture que la contemplationdes monuments parisiens avait dû lui inculquer.Malheureusement les projets de Claude Huvé n’ontpu être réalisés qu’à demi. La partie centrale seulede la maison, édifiée dans le but de décorer la ville,laisse supposer aujourd’hui combien l’ensemble duprojet devait être chose étudiée et réussie.

Le rez-de-chaussée montre la décoration de la porte d’entrée. Cette décoration,comme celle des étages qui lui succèdent, est admirable de pureté et de finesse, et il estpeu d’édifices de cette époque où ces qualités soient aussi franchement accusées. Deuxcolonnes corinthiennes ornées de cannelures supportent un entablement dont la frise estprivée de sculptures. Une corniche ornée de modillons succède à la frise, et il est à remar-quer que ces modillons sont disposés en perspective. A notre sens, cette innovation n’estpas des plus heureuses- ; c’est là une faute de goût tolérable tout au plus dans certainsbas-reliefs du xvi c siècle, où l’architecture joue un rôle ; mais dans la maison de ClaudeHuvé, les consoles en perspective font tache et sont extrêmement regrettables ; c’est, dureste, empressons-nous do le dire, le seul détail que nous aurons à critiquer dans toutce fin portique de la Renaissance.

Les colonnes, dont les bases sont d’une exécution merveilleuse, posent sur des pié-destaux assez élevés qui contribuent à donner une certaine vigueur à tout le rez-de-chaussée. Nous y voyons, sur les trois faces, des cartouches sculptés, bien frustes aujour-d’hui, mais qu’il nous a été possible cependant de restituer dans notre gravure(voy. planche II). Les colonnes sont complètement isolées, comme le montre, en unegrande échelle, la figure 3 dans le texte, figure qui donne en même temps le profil

Fig. 1.