I)U XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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contient au sommet un dais en forteresse que nous retrouvons, du reste, à la fenêtre de lafaçade opposée, et figurant, si l’on veut, une Jérusalem céleste. Ici nous touchons à la cor-niche supérieure, dont nous montrons (fig. 6) un profil ; corniche régnant sans modificationtout autour de la cour, et nous atteignons à la belle lucarne dont nous avons plus hautvanté la richesse et l’harmonie. Cette Incarne est double, c’est-à-dire qu’elle est composéed’une grande ouverture remplissant l’office d’une véritable fenêtre éclairant la chambrepratiquée dans le comble, et d’une autre ouverture plus petite placée au sommet etdestinée à éclairer le grenier. Tout cela est relié par un système ingénieux et décoratifà la fois, où est semée, prodiguée même l’ornementation la plus variée. Ainsi, la grandeouverture se trouve flanquée de deux colonnes fort élégantes prenant naissance sur unappui décoré de moulures. Les colonnes supportent un entablement où l’on peut lire
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Fig. 8.
encore cette inscription gravée dans la pierre : MÀHSYAS — YICTYS — O.B-MY-TESCIT, inscription ayant trait aux deux statuettes qui jouent de la lyre et serventd’amortissement aux colonnes, et qui sont, l’une Marsyas, et l’autre Apollon . Mais quelpeut, être le personnage placé à la base de l’ouverture supérieure?
Ici doit se présenter encore une de ces inconséquences iconographiques fréquentesdans l’édifice. Le personnage paraît n’avoir aucun rapport avec Apollon et Marsyas représentés à sa droite et à sa gauche, il est coiffé d’une sorte de turban hébraïque,et semble représenter un prophète ; dans tous les cas il est privé de tout attributmusical, et no paraît pas faire partie de la série de personnages sculptés au sommet dela lucarne, qui ont pour mission de symboliser la musique (voy. fig. 7). Tout en haut,en effet, nous voyons, dans un médaillon circulaire légèrement concave, une saintedécile jouant du téorbe, et qui doit figurer la musique chrétienne (voy. fig. 8).
Le qui donne ùn caractère vraiment particulier à l’ensemble de cette splendide lucarne,