Band 
Tome quatrième.
Seite
64
JPEG-Download
 

64

PALAIS, GIIATEAÜX, HOTELS ET MAISONS.

fenêtres qui existaient à droite et à gauche de la porte, on voyait sur les combles deuxbelles lucarnes, murées Tune et l’autre, et en rapport comme richesse et comme finiavec la décoration du portique d’entrée.

L’escalier se voyait à la façade opposée en A. du plan, dans une tourelle hexagonaleet dans l’axe du couloir G. La cage en tourelle était fort élevée et d’une constructionsoignée : elle était couronnée au sommet de créneaux moulurés supportant une toiturerefaite nous ne savons à quelle époque. Cette tour d’escalier, servant en quelque sorted’observatoire , était la partie la plus élevée du château et l’annonçait au loin auxvoyageurs. Nous nous rappelons l’avoir entendu désigner sous le nom de Beffroi parles ouvriers de la fabrique. Le reste du château, du côté des cours, était défiguré etn’offrait rien d’absolument intéressant. Il est bon de signaler cependant les cuisines quel’on voit en II avec le puits G, creusé dans l’axe du mur et permettant de puiser l’eau,soit de l’intérieur, soit de l’extérieur.

L’intérieur du manoir n’offrait guère que deux choses à reproduire comme déco-ration : les nombreuses cheminées de pierre du rez-de-chaussée et des étages et lesplanchers à solives sculptées qui existaient partout. Il est vrai que ces deux chosesprésentaient à Arnay-le-Duc un intérêt tout particulier par l’abondance et l’originalitéde leur décoration. Nous n’avons pas mémoire d’avoir rencontré des cheminées de cetteépoque aussi splendides que quelques-unes d’elles, et quant aux plafonds, ils étaient desmodèles du genre.

Nous avons compté au château d’Àrnay, tant au rez-de-chaussée qu’aux étages, huitcheminées qui pouvaient passer pour de véritables petits monuments et méritaient sansexception d’être reproduites par la gravure. On comprend que devant cette abondanced’un édicule de même nature nous ayons dû borner notre choix ; nous avons donc choisiparmi ces cheminées les deux plus variées et surtout les moins mutilées. Au rez-de-chaussée où nous en avons vu trois, seulement elles avaient subi d’assez gravesdégradations et se trouvaient noircies par la fumée, on forgeait, on martelait lefer sous ces monuments de sculpture et d’iconographie ! La cheminée indiquée en Edu plan offrait d’assez grandes similitudes avec celles que nous avons gravées : c’esttoujours à peu près la même forme générale, et les lignes principales étaient peudifférentes ; mais les sujets et les ornements présentaient d’autres dispositions. Lessujets sculptés en bas-reliefs au centre de quatre médaillons circulaires étaient desépisodes des travaux d’Iîercule, tandis que le centre même du manteau de la cheminéeétait occupé par une volumineuse couronne de feuillage contenant l’écusson des fonda-teurs soutenu par deux lévriers et entouré de banderoles, de fleurs et de fruits : l’écussonpar malheur était gratté.

La cheminée du rez-de-chaussée indiquée en F était à beaucoup près moins ornée etrappelait assez, par ses dispositions générales et ses détails, les cheminées du siècle pré-cédent : elle se trouvait divisée en deux dans le sens vertical par une cloison récemmentajoutée.

Pendant que nous parcourons le rez-de-chaussée de l’édifice détruit, et pour ne pas