DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.
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blent particulièrement rappeler le faire de Hugues Sambin, célèbre sculpteur dijonnais de cette époque, et peuvent être hardiment attribués à l’un des élèves de ce maître,sinon à lui-même.
Nous voici dans la salle des assises, la dernière pièce du palais que nous ayons àdécrire. Nous avons dit qu’elle était antérieure aux autres parties de l’édifice et qu’elledatait en partie du règne de Louis XII . En effet, nous lisons dans des inscriptionspeintes au plafond que ce dernier a été posé de 1520 à 1522, sous François I er .Le Père du peuple n’a donc pu achever l’édifice qu’il avait tant à cœur d’élever,puisque nous voyons son successeur en faire poser le plancher et les verrièrespeintes. Les inscriptions qui nous renseignent à ce sujet sont doublement précieuses :elles donnent une date bien certaine à cette partie du palais, et de plus nommentl’artiste qui a exécuté le plancher. Voici une de ces inscriptions :
L’AN. M. V e . ET. XXII. F VT. MY. LE. PLANCHIEZ. DV. PALAIS. DV. ROYPAR. ANTHOINE. GAILLEY. DIT. ALEMENT. DEMEURANT. A. DIJON.
Cet immense plafond de la salle des assises produit, on ne peut le nier, un excellenteffet. Les moulures principales en sont bien un peu lourdes, ainsi que toute l’ornemen-tation sculptée ; mais la dorure, répandue à propos et avec une sorte de profusion, vientdiminuer considérablement la lourdeur des moulures en aidant à un effet général devenusatisfaisant. Quant à la frise peinte qui pourtourne le plafond à sa naissance, elle neparaît pas, comme ce dernier, dater de 1522; nous ne serions pas surpris que la menui-serie remontât seule à cette époque.
Le plafond de la salle des assises est assurément ce que cette pièce renferme deplus remarquable, et c’est d’abord sur lui que se jette le regard du spectateur.Cependant les vitraux, peints et exécutés avec la délicatesse particulière à la Renaissance,ne sont pas non plus dépourvus de mérite. Mais la boiserie qui existe sur une partie dela salle, et qui est bien postérieure au plafond et à la construction du bâtiment,demandait surtout, il nous semble, par ses qualités diverses, à être reproduite par lagravure. Nous en montrons deux travées, planche XII, et des détails, planche XIII. Elledate, à n’en pas douter, du règne de Louis XIII ; la forme des ornements peints dont elleest couverte en est un sûr garant. Malheureusement ce lambris remarquable, qui devaitrégner tout autour de la salle, n’existe plus qu’en partie : il n’y a que dix travées enplace et intactes ; les autres sont, nous a-t-on dit, dans les greniers du palais avec biend’autres fragments de ce curieux édifice dij onnais. Plus loin nous parlerons d’une porteque nous avons recueillie sous les combles, et qui vient montrer à quel degré de perfectionle moindre objet du mobilier du palais pouvait atteindre.
Pour en revenir à la boiserie peinte que nous mettons sous les yeux du lecteur,
disons que c’est une des plus intéressantes et des plus remarquables qu’il nous ait été
donné de voir. La structure en est assez simple, et son importance est pour ainsi dire le
résultat des décorations peintes qu’elle a reçues. Elle se divise par travées indiquées par
des montants et des consoles soutenant la corniche (voyez fig. 4). Une traverse horizontale
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