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Tome quatrième.
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82 PALAIS, CHATEAUX, HOTELS ET MAISONS.

la divise en deux parties, et chacune de ces parties contient un panneau diversementorné. Dans la partie inférieure, des arabesques peintes ont seules trouvé place : ellessont dorées et parfois entourées d’un trait noir qui vient leur donner de la vigueur eten même temps en épurer le dessin ; les fruits, les cartouches, les divers attributs, sonttraités de même façon, ainsi que les cannaux existant à la corniche.

La partie supérieure de la boiserie est autrement importanteque la partie basse. Nous y voyons dans les montants, souschacune des consoles, des guirlandes de fleurs et de fruitsattachés de rubans et rehaussés d’or ; puis, sur chacun despanneaux, tantôt le chiffre couronné de Louis NUI et d’Anned’Autriche , inscrit dans un cercle (1), avec le sceptre royalet la main de justice, tantôt des figures allégoriques large-ment peintes, mais d’un dessin laissant parfois à désirer. L’unede ces figures tient en main une couronne ; une autre tientune épée et des balances; une troisième, à demi effacée,montre une palme ; une quatrième tient une sphère de la maindroite et un serpent de l’autre main ; une cinquième, uncompas et une équerre ; et une sixième (voyez fig. 5) unmiroir et un compas, etc., etc. Toutes les figures ont pour butde symboliser la Justice sous ses divers aspects. Figures etattributs sont entourés d’une sorte de cadre avec ornement courant doré, dont on peutvoir le détail planche XII. Puis vient une frise précédant la corniche, et qui contient,au centre d'ornements dorés, alternativement une fleur de Iis entourée de palmes et uncartouche avec figure d'ange entourée de festons.

Ajoutons, au risque de nous répétez 1 , que cette boiserie, par malheur incomplète, estune des belles choses du palais, et qu’elle mériterait, à tous égards, une restitution et uncomplément.

Il est toujours bon, lorsqu’on a à relever un vieux monument, de chercher et fureterpartout ; souvent, il est vrai, on peut le faire en pure perte, mais souvent aussi on dé-couvre certains détails, certains fragments propres à éclairer plus d’un fait historiqueou simplement artisLique. Ainsi, en ce qui concerne le palais de Dijon , l’idée nous estvenue d’en visiter scrupuleusement les vastes greniers, et bien nous a pris d’opérercette visite peu agréable ; nous avons trouvé là maints objets mobiliers du palais dontl’examen ne nous a pas été inutile, et entre autres la ravissante petite porte de boisreprésentée avec sa coupe, planche XIV.

Cette petite porte provient de l’ancienne sacristie, et peut passer hardiment pour unchef-d’œuvre de menuiserie. Elle doit être de la meme époque que la boiserie que nousvenons de décrire, c’est-à-dire du règne de Louis XIII . Elle est aussi, comme toute la

(1) On retrouve ce chiffre à la frise du grand plafond. Cette particularité est pour ainsi dire une preuve que les sup-positions faites plus haut au sujet de la date d’exécution de cette frise sont fondées. — Il faudrait alors faire remonterces peintures seulement au commencement du xvii‘ ! siècle.