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Tome premier.
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12 DISCOURS PRELIMINAIRE.

pr essément que le prototype naturel auquel les anciensavaient rapporté leurs mesures est la mesure de la terre ;et un peu plus haut : l’Egypte conservoit ce jnodule au-thentique', et page 109 : le côté de la grande pyramide ,pris cinq cents j'ois , est précisément la mesure du degrédéterminé par les modernes . Dans cette hypothèse, touts’explique avec une merveilleuse facilité, mais c’est endonnant 684 j pieds au côté de la hase. Or, suivant lesmesures faites par les astronomes et ingénieurs français en Egypte , ce côté est de 716 -£•; et cette longueur donneau degré 2700 toises de plus qu’il ne doit avoir selon nosmesures.

bailli, en présentant à son lecteur une idée assez sem-blable à celle de Paucton, ne l’offre du moins que commeune conjecture vraisemblable (Histoire de üastronomiemoderne , t. I, pag i 56 ). Les anciens , nous dit-il, onteu , comme nous , l'idée de rendre leurs mesures in-variables en les prenant dans la nature , et cette idée ,encore sans exécution chez nous , semble avoir été rem-plie par eux. Comme Paucton, il prend pour bases deson système le côté de la pyramide et la coudée, qu’ilsuppose de 20 ,54 pouces; mais, suivant nos ingénieurs,la coudée nilométrique est de 19,992 pouces, tandis quele côté de la pyramide est de 716 -t- au lieu de 684 ÿ*Nous ne ferons aucune réflexion sur tous ces systèmesbâtis sur des fondemens si ruineux ; mais on regrette quetant d’auteurs qui se sont exercés à retrouver dans lesouvrages des anciens tout ce que les modernes ont demieux, ne se soient pas attachés plutôt à démêler les