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Tome premier.
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BISCOUrt S PRÉUSIIlîAIFtE. ÎO

découvertes futures que ces ouvrages recèlent aussi,sans doute, et à nous apprendre ce que nous ignoronsencore.

Quoi qu’il en soit, au reste, de toutes ces conjectures ;que les mesures usitées chez les peuples anciens, dontnous connoissons l’histoire, aient eu pour origine lestravaux d’un peuple inconnu, dont la mémoire n’étoitpas même parvenue aux Grecs ni aux Romains ; quel’idée d’une mesure universelle et prise dans la naturesoit due aux modernes, ou qu’elle ait été réalisée bienavant les temps historiques : nous la voyons enfin heu-reusement exécutée ; c’est de tous les bons effets quiresteront de la révolution française celui que nous auronspayé moins cher, et si ce grand changement a éprouvéquelques contradictions, elles tenoient uniquement àcet esprit d’inertie et de paresse , qui commence toujourspar repousser les nouveautés les plus utiles.

Depuis long-temps, l’étonnante et scandaleuse diver-sité de nos mesures avoit excité les réclamations desbons esprits; plus d’une fois on avoit présenté des pro-jets de réforme au gouvernement, qui les avoit fait exa-miner : mais, malgré les rapports les plus favorables,malgré la bonne volonté des ministres, et particulière-ment du controleur général des finances Orry, ces pro-jets avoient toujours été repoussés ou mis en oubli. En1788, le vœu d’une mesure uniforme fut consigné dansles cahiers de quelques bailliages; quelques savans firententendre leur voix. Les esprits étoient alors disposés àrecevoir avec enthousiasme toutes les réformes utiles.