DISCOURS P R ÉLI MI JS" AIRE. t p
» déterminé par la position de la France ; il n’est pas» considéré ici comme un point fixe du méridien , mais» seulement comme celui où correspondent la longueurn moyenne du pendule et la grandeur moyenne d’une» division quelconque de ce cercle. Enfin nous avons» choisi le seul méridien où l’on puisse trouver un arc» aboutissant au niveau de la mer, coupé par le parai*» lèle moyen , sans être cependant d’une trop grande» étendue qui en rende la mesure actuelle trop difficile »>» Il ne se présente donc rien ici qui puisse donner le» plus léger prétexte au reproche d’avoir voulu affecter» une sorte de prééminence.
» En un mot, si la mémoire de ces travaux venoit à» s’effacer, si les résultats seuls étoient conservés, ils» n’offriroient rien qui pût servir à faire connoître quelle» nation en a conçu l’idée, en a suivi l’exécution. »
Les commissaires proposoient à l’Académie de nom-mer six commissions différentes pour les six opérationsdistinctes dont le projet étoit composé; mais, avant tout,ce projet devoit être présenté à l’assemblée nationale.C’est, ce qui fut exécuté sans retard ; car le décret quiadoptoit le plan proposé par l’Académie est du 26 mars1791, et la sanction suivit quatre jours après. Cette loiportoit en outre que le Roi cliargeroit l’Académie dessciences de nommer des commissaires qui dévoient sansdélai s’occuper de ces opérations, et notamment de lamesure d’un arc du méridien depuis Dunkerque jusqu’àBarcelone.
Les diverses commissions furent en effet nommées