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DISCOURS PRELIMINAIRE.
presque- aussitôt, ainsi qu’on le voit dans un écrit inti-tulé : Exposé des travaux de l’Académie sur Le projetde V uniformité des mesures et des poids ( Mém . de 1788,pag. 17); seulement on crut devoir charger une com-mission unique des observations tant astronomiques quegéodésiques, qui dévoient concourir à la déterminationde la grandeur du méridien.
On s’occupa sans relâche de la construction des ins-truinens nécessaires aux diverses opérations. L’essai qu’onavoit fait du cercle répétiteur dans la jonction des obser-vatoires de Paris et de Greenwich en 1787, le succès aveclequel MM. Eorda, Cassini et Méchain l’avoient ap-pliqué à la mesure des hauteurs du soleil et de différentesétoiles, prouvoient que cet instrument, si commode parla petitesse de ses dimensions, remplaceroit à lui seul,avec avantage, les grands secteurs et les quarts de cercledont on s’étoit servi jusqu’alors. Mais il n’existoit encorequ’un seul de ces cercles, celui qui avoit été éprouvé en1787 j il étoit d’ailleurs presque hors d’état de servir.L’artiste Lenoir se chargea d’en construire quatre autres,d’un rayon un peu plus grand. Il exécuta de plus lesgrandes règles de platine qui ont servi aux mesures deshases, une autre règle de platine destinée aux observa-tions du pendule , deux boules , l’une d’or, l’autre de pla-tine , pour les memes observations 5 enfin il coopéra , avecMM. Borda et Lavoisier , à toutes les expériences faitespour la dilatation relative du cuivre et du platine.
Dès le 1 5 juin 1792, MM. Cassini et Borda commen-cèrent à l’observatoire les expériences du pendule, et les