44 DISCOURS PRELIMINAIRE.
les.alidades foiblement ou obliquement éclairées, cellede trouver le centre de la station, la position souventtrès-gênée de l’observateur, et parfois l’impossibilité defaire pour lui et son instrument deux échafauds assez -indépendans l’un de l’autre pour que les mouvemensdu premier ne se communiquent pas au second. Tantd’inconvéniens, sans parler encore des erreurs auxquellesexpose trop souvent l’observation des flèches très-aiguës, me faisoient préférer les signaux, malgré plu-sieurs avantages qu’on trouve dans les clochers, telsque celui d’être au milieu d’un endroit habité et d’of-frir un abri contre la pluie et les grands vents j encorecombien avons-nous trouvé de clochers où ce dernieravantage étoit nul, comme ceux de Dammartin , Torfou,Chapelle, Pitlxiviers, Cliâteauneuf, Orléans : mais aussitout se réunit pour la sûreté et la facilité, quand la tourfinit par une plate-forme où l’on peut placer un signal,comme à Dunkerque , Watten et Béthune .
Cette partie septentrionale de l’arc fut la plus agréablede toutes à mesurer, et cependant tout n’y fut pas heu-reux. Généralement tous les centres de stations furentles mêmes qu’en 1740; il en faut pourtant excepterWatten, où nous mîmes notre signal sur un petit clo-cher, au lieu de prendre le milieu delà tourj le signaldu Mesnil, que je fus obligé de substituer à celui deRébreuve, el le clocher de Noyers, rebâti depuis 1740à 6 toises de distance de l’ancien. Villers-Bretonneux ne se voyoit plus de Beauquêne, quoique de Villers-Bretonneux Beauquêne se vît parfaitement j ce qui peut