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Tome premier.
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DISCOURS PRELIMINAIRE. 4^

s’expliquer par les réfractions terrestres. Forcé de con-clure deux angles qui avoient leurs sommets à ce point,pour vérification je ne pus trouver que des trianglesd’une disposition assez peu avantageuse. A la vérité lesclochers sont en grand nombre, mais les arbres dontils sont presque tous entourés ne laissent pas toujoursla liberté du choix.

Mes triangles forinoient alors une chaîne continuedepuis Dunkerque jusqu’à Chapelle-la-Reine, quatrelieues par-delà Fontainebleau. En passant par Paris pour me rendre à Pitliiviers, qui devoit être ma pre-mière station , j’allai visiter l’ancienne base de Villejuif et Juvisi. Là je fus bientôt convaincu de l’impossibilitéde mesurer plus de 5 ooo toises, et de la difficulté delier cette base aux triangles principaux. M. Jollivet,maintenant conseiller d’état, me parla de la route deLieursaint à Melun : j’allai la visiter avec lui. Nousreconnûmes aisément que l’on pouvoit sans peine me-surer six mille toises, qu’il ne seroit pas même impos-sible d’en mesurer dix à onze mille. La liaison avec lestriangles voisins étoit très-facile $ seulement les arbresde la route et les maisons de Lieursaint auroient exigé,pour la base de onze mille toises, des signaux trop in-commodes et trop dispendieux. Sans rien décider sur lalongueur, mon choix fut dès-lors arrêté, et cette baseme parut de tout point préférable à celle de Juvisi.

A Pitliiviers et Boiscommun je commençai à me trou-ver fort embarrassé. Le clocher de la Cour-Dieu , donton s’étoit servi en 1740? et qui aujourd’hui doit être