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Tome premier.
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46 DISCOURS PRilIMIKAIRE.

abattu, subsistoit encore ; mais il étoit de tous côtés en-seveli dans les arbres de la forêt. Pour le remplacer, ilfalloit un point assez élevé pour être aperçu à la foisde Pithiviers, Boiscoinmun, Châteauneuf et Orléans .Je lis pour le trouver bien des courses infructueuses dansle pays compris entre Pithiviers, Boiscoinmun , Orléans et Sulli sur Loire . Après bien des tentatives, je me dé-cidai à faire construire un signal de 64 pieds de hauteurdans l’endroit qui se nomme le haut de Châtillon. Cesignal avoit 20 pieds de base ; le quatrième étage, quinous servoit d’observatoire, étoit un carré de 6 ^ piedsde côté. Pour nous mettre à l’abri du vent et de laneige nous avions fait garnir de planches les quatre côtésde cet étage, qui étoit de plus surmonté d’une pyra-mide semblable à nos signaux ordinaires. Le vent, quiavoit moins de prise sur nous, en avoit d’autant plussur le signal qui lui présentoit une surface considérable.Le charpentier, que nous Savions pu surveiller, 11’avoitpas rempli toutes les conditions de son marché; il avoitsur-tout négligé ce qui devoit assurer la solidité. Lemoindre vent agitoit toute la machine de manière nonseulement à rendre les observations moins sûres, maisà inquiéter les observateurs; aussi avions-nous grandsoin de n’y monter que par un temps calme, et d’endescendre bien vite, si le vent s’élevoit : mais il falloitaussi descendre l’instrument, et cette opération deman-doit encore un quart d’heure. Les jours étoient courts,la terre étoit couverte de neige, le froid rigoureux; lastation fut pénible : elle avoit commencé le 12 nivôse