je l’avois craint. Remarquons encore que cette latitude,comparée à celle de l’Observatoire de Paris , donne lemême arc céleste que Lacaille a trouvé par ses obser-vations en 174°-
Je quittai Dunkerque en germinal an 4 y pour con-tinuer mes triangles, qui alloient jusqu’à Bourges etD un-sur-Auron .
Il auroit été fort difficile de placer un signal sur latour de Bourges ; de quelqu’une des stations voisines ilse seroit nécessairement projeté sur le tourillon de l’es-calier ou sur celui de l’horloge. Celui-ci est surmontéd’un pélican qui sert de girouette, et qu’on a pris pourpoint de mire en 174°* H s’élève de 6 mètres environau-dessus de la balustrade. Je me déterminai à le prendreaussi pour signal. Il étoit très-aisé à bien observer deMéri et de Dun, d’où je le vis d’abord; on le distin-guoit aussi parfaitement de Cullan, à une distance de60000 mètres : mais , quand il se projetoit en terre ,comme à Morlac ou à Morogues, il étoit très - difficileà reconnoître. A Morlac on ne le voyoit jamais qu’à lafin du jour. De Morogues on ne pouvoit rien distinguer;on étoit obligé d’observer la masse du tourillon, grossieencore par un pilier qui porte une roue sur laquelleglisse un fil qui soulève le marteau de l’horloge.
Le clocher de Morlac avoit été rasé à la hauteur dufaîte de l’église, ainsi que beaucoup d’autres du mêmedépartement. Un représentant du peuple s’étoit vanté,dans une lettre à la Convention , d’avoir fait tombertous ces clochers qui s’clevoient orgueilleusement au -