DISCOURS PRELIMINAIRE. i3o
Eon connoissoit toujours également bien les élémensde cette correction. J’ai toujours eu soin d’orienter messignaux de manière à n’avoir aucune incertitude surl’angle A ; mais dans les flèches aigues , qui sont ordi-nairement octogones, et qui ont toutes une espèce detorsion plus ou moins sensible, on peut dire véritable-ment que l’angle A n’est jamais bien connu, et la cor-rection est impraticable.
La perpendiculaire P seroit toujours bien connue siles signaux étoient des parallélépipèdes, comme notresignal du Mesnil ; car, dans ce cas , P est une constante jou si l’on étoit toujours sûr devoir toute entière la faceéclairée du signal. Or c’est ce qui a lieu plus rarementqu’on ne pense. Quand les signaux étoient. bien visibles,je me dirigeois sur le sommet, afin que la correction fûtinsensiblej quand j’y éprouvois plus de difficulté, jevisois à la partie la plus basse et la plus large de la faceéclairée. La correction est alors la plus grande possible ;mais on a l’avantage de bien connoître P. Dans lestemps nébuleux, je visois au milieu apparent de la faceéclairée. P est alors assez incertain; je lui donnois unevaleur moyenne entre celles du sommet et de la base.
Si le signal est une tourelle ronde, comme à Cler-mont , la correction sera plus plus longue à calculer.En voici la méthode.
Un observateur placé en O ( Jîg . 8) , à une distanceconsidérable de la tour A PS B , ne peut voir cette tourque quand elle est éclairée du soleil, et alors même iln’en voit que la partie éclairée; et s’il prend le milieu