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Tome quatrième.
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XVII
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INTRODUCTION. xvij

lointain, au-dessus de lhorizon de la mer, distinctes et bienterminées. Si lon navait pas vu les feux, il y avait biensujet de croire quils nétaient pas visibles, et quon ne lesdécouvrirait jamais davantage. Pour surcroît de malheur,un de nos cercles que nous avions apporté de Paris , sétaittrouvé brisé quand on avait voubi le déballer sur la mon-tagne. Il ne nous en restait plus quun seul, construit parM. Lenoir : cétait le plus grand, à la vérité, et le meilleurpour observer à de grandes distances; mais, en supposantque nous pussions observer les feux dYvice, si ee derniercercle venait aussi à briser en le transportant sur dautresmontagnes, tout était fini, et lopération était perdue. Ainsi,les circonstances les plus défavorables se réunissaient contrenous.

Nous demeurâmes dans celte incertitude depuis le milieudu mois doctobre jusquau milieu de décembre, restantobstinément sur notre montagne , veillant toutes les nuits ;nayant le jour dautre société que quelques aigles qui venaientplaner autour de notre habitation, ou de pauvres chartreuxdun couvent situé à deux cents toises au-dessous de notreermitage, qui séchappaient quelquefois dans leurs prome-nades pour venir causer un instant avec nous. Déjà nousavions vu passer lépoque à laquelle nous aurions du nousrendre dans Yviza pour faire les observations de latitude. Ilétait déjà décidé que cette opération, que lon avait espéréterminer dans un hiver, durerait au moins deux années, sipourtant elle était possible.

Combien de fois, assis au pied de notre cabane, les yeuxfixés sur la mer, navons-nous pas réfléchi sur notre situa-tion, et rassemblé les chances qui pouvaient nous être favo-