444 EXPÉRIENCES SCR LA LONGUEUR
çons jusqu’à ce que cette condition soit satisfaite; quand elle paraîtTètre nous refermons la cage et nous venons encore regarder, aprèsquelques instans, à travers ses parois latérales, pour voir si elle se sou-tient toujours ; c’est seulement lorsque toutes ces conditions sont rem-plies que nous commençons à observer les coïncidences, et que nousdéterminons leurs intervalles, comme nous l’avons dit plus haut; et, aumoment où chacune d’elle arrive, nous notons l’état du baromètre,celui des thermomètres, tant dans la chambre d’observation que dans lacage, et enfin, l’amplitude d’oscillation du pendule, laquelle se mesured’après les limites de l’excursion du fil, observées sur une échelle ho-rizontale divisée, que nous avons préalablement établie fixement demême que le fil, à une distance connue du plan de suspension.
Reste maintenant à mesurer la longueur du pendule depuis le plande suspension jusqu’au bas de la boule de platine. Pour cela, on dis-pose d’avance sous cette boule un petit plan métallique bien poli, parfaite-ment horizontal, et qui peut s’élever ou s’abaisser verticalement, au moyend’une vis dont les pas très serrés permettent les plus petits mouvemens(voyez fig. 4 )-Quand les coïncidences sont finies, on ouvre laçage vitrée,et on élève doucement ce plan jusqu’à ce qu’il vienne en contact avec laboule de platine. 11 faut également éviter de l’élever trop , ce qui soulèveraitla boule, et donnerait un pendule trop court (*), ou de ne pas l’amenerjusqu’au contact, ce qui donnerait un pendule trop long ; mais, en prenantpour indice la disparition d’un trait de lumière entre le plan et la boule,à leur point commun de tangence, on parvient, avec tm peu d’adresse, à fixerle contact avec la dernière rigueur (**) ; pourtant cela ne se fait jamais dupremier coup : car l’introduction de l’observateur dans la cage vitrée,
(*) N- B, On conçoit que ce soulèvement détruisant l’effort de traction exercépar la boule sur le fil, doit permettre à celui-ci de revenir à ses dimensions primi-tives , et le force ainsi à se raccoucir subitement; mais en outre , M, Arago a remar-qué que ce raccourcissement ne disparaît point tout à coup quand on cesse de souleverla boule, de sorte que le fil ne revient à son extension primitive que peu à peu etaprès un certain tems.
(**) Pour rendre l’observation plus sûre, on peut placer une feuille de papierblanc au-delà de la boule, de manière qu’elle réfléchisse la lumière des nuées entreelle et le plan de métal, et établir du côté de l’observateur un verre convexequi agrandisse cet intervalle. J’ai employé avec avantage ce procédé dans les me-sures d'Ecosse et des îles Shetland,