DU PENDULE A SECONDES. 45 ?
bras V un vernier V, qui permet d’évaluer les dixièmes de cette division,par conséquent les cinquantièmes de millième; et, comme les mouve-mens du point Y sont décuples de ceux du point b, on voit que chaquepartie indiquée, répond, en b , à deux millièmes de millimètre.
Maintenant, quand on veut comparer avec cet instrument les lon-gueurs de deux règles,B, B', très peu différentes l’une de l’autre, onplace l’une d’elles, B par exemple, sur le comparateur, de manièrequ’elle repose librement sur sa surface, et que l’une de ses extrémitéssoit appuyée contre le talon T ; puis, on amène le châssis vers l’autreextrémité de B, et on le presse contre cette extrémité jusqu’à ce que levernier Y réponde à peu près au milieu de la division; cela fait, on serreles vis de pression du châssis, et on s’écarte de l’appareil pendant quel-que tems, pour lui laisser reprendre la température du lieu. Il est bond’avoir un thermomètre placé sur la surface même de la règle ou ducomparateur.
Quand on pense que la température du lieu s’est rétablie dans l’ap-pareil, on se rapproche et on lit la division à laquelle répond le vernier;puis, sans déplacer le châssis du comparateur, on ôte la règle B , on luisubstitue la règle B', et on laisse encore la température se rétablir ; alorson revient lire de nouveau l’indication du vernier. Si la division à laquelleil se fixe est la même que pour la règle B, les deux règles sont égalesen longueur; si la division est différente, l’arc parcouru par le vernierindique, en cinq-centièmes de millimètre, la différence des longueurs.
Nous avons supposé que la température de l’appareil reste constantependant toute l’opération. Il faut toujours s’efforcer d’atteindre cettecondition en se plaçant à l’ombre, dans de grandes salles, où la tem-pérature varie peu. Mais si, malgré toutes ces précautions, il survenaitquelques changemens dans la température, on réduirait les longueursmesurées, et l’intervalle TT' du comparateur, à la même température,au moyen des dilatations connues des métaux. Lorsque le comparateuret les règles que l’on compare sont de même métal, ces correctionssont inutiles, parce qu’alors l’intervalle TT* du comparateur se dilateexactement comme la règle qui est posée sur sa surface, et par consé-quent leur différence reste constante, malgré le changement de leurtempérature. Ce résultat était indiqué par le raisonnement; mais onverra, dans nos observations, qu’il est constaté par l’expérience môme,avec la plus parfaite exactitude. Comme les métaux les plus employés
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