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WINDHAM.1553-
Le commer-ce devroit êtrelibre.
Matériauxcommuniquésà Auteur.
Anes Pintea-de, voyageurPortugais.
242 VOXAGES DESANGLOIS AUX
[EpEx dit dans ſa Préface, qu'il avoit été engagé par quelques amis àxs*-
publier ces Voyages, entrepris aux dépens de certains Marchands avantu-riers de Londres; parce que c'étoient les premiers que les Anglois euſſentfait dans des Pays, qui commengoient à être fréquentés de plus en plus. IIremarque de plus, que ce nouveau commerce peut procurer de grands avan-tages à nos Marchands, en cas qu'il ne ſoit pas interrompu par'Ambition decertaines gens, qui ayant conquis quarante ou cinquante milles de Pays, E& bäti quel-ques forts au milieu de Peuples foibles& nuds, ſe croyent dignes d'etre les Maltresde la moitis du Monde,& voyent d'un cil jalouæ que d autres jouiſſent de certainsavantages, qu' eux ne ſauroient poſeder en entier. Et quoiqu'il convienne queceux qui ont eu la peine de découvrir& de conquérir des Pays, y ayent plusde droit que d'autres, cependant, il lui paroit injuſte& déraifonnable,que des gens qui s'emparent par force des poſſeſſions d'autrui, refuſentà d'autres la liberté de commercer dans des lieux qu'ils ne frẽquen-tent que peu ou point,& qui ſont fort éloignés des Terres qui leur appar-tiennent. Ces Réflexions, qui ſemblent regarder principalement les Portu-gais, peuvent aufſi s'appliquer aux Compagnies qui font des Monopoles.]Mr. EpEN avertit qu'il a regu les Matérlaux de gens connus& reſpectés,
qui avoient pris la peine de les raſſembler.[II omet pluſieurs particularités, U-
dont la connoiſſance n'eſt pas fort néceſſaire. Il promet cependant d'entrerdans un plus grand détail dans le ſecond Voyage, ouù T'on trouvera de plusune relation éxacte du cours de la Navigation. S’'il y a des perſonnes quitrouvent ſes reflexions un peu trop hardies, il leur donne à entendre, qu'ilconvient de dire la vérité, tant pour encourager de plus en plus les honnêtes-gens, que pour faire honte à ceux qui ſe conduiſent mal.
QvaANT à nous, tout ce que nous ajouterons ici, ſe borne à dire que ceuxqui s'ennuieront de trouver ici pluſieurs remarques qui ne roulent que ſur laNavigation, doivent conſidérer qu'elles ſont trés utiles aux Mariniers,& queces premiers Journaux contribuent encore ſouvent à la perfection de la Géo-graphie& de la Navigation.]
IJoURNAI.L
I ks Anglois applaudirent ſi généralement au ſecond eſſai de Windham, sque l'honneur de rendre ſon nom immortel dans ſa Patrie devint pourlui un motif aufſi preſſant que l'intérét. D'ailleurs, il ſe lia d'une amitié fortétroite avec un Voyageur éxercé, qui confirma ſon penchant, en lIui faiſantnattre de nouvelles vües.] Il ſe nommoit Antoine Anes EPinteado. Cétoit unPortugais diſgracié de ſon Roi, qui étoit venu chercher un azile en Angle-terre. II étoit né à Oporto,& ſon habileté dans tout ce qui appartient àla navigation l'ayant fait diſtinguer à la Cour de Lisbonne, on lui avoit con-fié la garde des Cêotes du Bréſil& de la Guinée contre les entrepriſes desFrangois,[dont il Stoit la terreur dans ces Mers-là] II avoit été revêtu, enméme-tems, d'une Charge de Gentilnomme ordinaire de la Maiſon du Roi.
Mais
tems. là]: Hiſtorye of Traveyle in the Weſt and quarto, pag. 336. L.'Quvrage eſt précédé d'u-Eaſt Indier, Sc. by Eden and Willes. in ne Deſcription de l'aftique.