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Tome cinquième.
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OCccIDENTALES Dz UAFRIQUE, Lv. IX. CHr. IV. 107

Uis ment des vagues.[Les Négres y vont faire leurs dévotions.] Lorſqu'on a Corr p On.paſſé ces Rocs, la Ville ſe découvre aiſfément. Le Pays qui eſt par derriéere Gzocassnrn.ne le céde point à celui de Botro pour ragrément. Ce ſont des plaines& desvallées délicieuſes, ornées de grands arbres& de charmans Boſquets. On y.

Prremarque à chaque pas les traces de divers animaux, ſimprimées ſur un ſa-ble blanc, qui couvre le terrain qui eſt entre les arbres.] Les Hollandois a-voient autrefois, prês de Tokorari, un Fort nommé Witſen, que les Anglois Port Hol-prirent d' aſſaut en 1664, ſous le commandement du Capitaine Holmes. L'an- landois.née ſuivante, il fut repris par les Hollandois, ſous Ruyter, qui le fit ſauter,comme une Place de peu d'utilité; mais ce fut aprés avoir paſſé tous les Ha-bitans au fil de'pée& brülé la Ville. On voit encore les ruines du Fort,qui avoit été poſſédé(n) ſucceſſivement par les Anglois, les Hollandois, lesDanois, les Suédois& les Brandebourgeois. Quelques Auteurs Frangois ontprétendu(°) que dans J'origine il avoit été bati par des Marchands de leurNation. Mais apreès quantité de recherches, Barbot déclare que cette opinionne lui paroît fondée ſur aucune preuve.

LEs Habitans du Pays ont la réputation de faire les meilleurs& les plus Canots ce-grands Canots de toute la Guinée. On en voit de trente pieds de long,& de lèbresſept ou huit pieds de largeur, quoiqu'ils ſoient compoſés d'un ſeul tronc d'ar-bre. Ils portent dix ou douze tonneaux de marchandiſes,& dix-huit ou vingtrameurs. Les Vaiſfeaux Européens qui vont faire le Commerce fur les Cotesde Juida& d'Ardra, achétent ordinairement quelques-uns de ces Canots pourla commodité du débarquement. Le prix des plus grands eſt de quarante oucinquante livres ſterling en marchandiſes. On a fi mauvaiſe opinion de la

G bonne-foi des Habitans de Tokorari,[qu'à la réſerve des Canots,] on fait peu

ique Pancrage ſoit fort bon dans leur Baye. La

de Commerce avec eux; quoilRivière de Saint Georges vient s'y décharger, une lieué à''Eſt de la Vil-de grandes huttres, dont les

le. On trouve fur toute cette Côte quantitéScailles fervent à faire une ſorte de chaux. Elle eſt fort utile aux Anglois Chaux&'-our les édifices qu'ils ont dans toutes ces Contrées. Mais, en 1707, les cailles d'hut-Hollandois, dans la ſeule vüe de leur öter ce ſecours, bâtirent ici un Fort tres; jalouſieo de ſept ou huit canons, avec une garniſon pour la garde des huitres(p).] de* 1olan.BosMAN raconte que dans les guerres d- Anta& d'Adem, Tokorari futdétruit,& que de fon tems, il n'y reſtoit qu'un fort petit nombre d' Habi-tans(4).LE Village de Sukkonda, eſt ſitué dans pautre coin de la méême Baye. IIeſt riche en Or,& renommé par la douceur& la pureté de lair. On leplace ſeize milles au-deſſus de Botro. Avant les guerres d' Adem& d' Anta,Sukkonda étoit un des plus puiſſans Villages de toute la Cête. Mais ayant Sukkonda,eu le fort de la plúpart des autres, ſes Habitans diſperſés ont eu beaucoupde peine à ſe raſſembler,& c'(toit depuis peu qu'on avoit commencé à lerebätir. Le Pays, dans Peſpace de huit ou dix milles aux environs, n'eſt

pas moins agréable que les précédens. Les Vallées y ſont ſi belles que'ima-gination

(n) Boſman, pag. 28. nes ſur la montagne.]

(o) Villault, pag. 124.& Des-Marchais,(p) Barbot, pag. 433.pag. 234. aſfürent que les Normands y firentun Comptoir,[ dont on voit encore les rui-M

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(2) Bofman, ubi fug.