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Tome cinquième.
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ocoIDENTALES per vAFRIQUE,Lw.. CHar. VII 193

BosMàAN obſerve qu'en batiſfant leurs Villes ils n'ont point d'égard à l'a-greément de la ſituation. Ils n'ont aucune notion de beauté dans la perſpective& de commodité pour la promenade. Tandis qu'ils s'établiſſent dans un ter-rain rude& ſtérile, ils ont quelquefois, à fort peu de diſtance, de bellesCollines, des Vallées charmantes& des riviéres fraiches, dont ils ne connoiſ-ſent point le prix ni Puſage. Ils ne paroiſſent pas moins indifférens pour leschemins, qui ſont ordinairement raboteux, coupés par des rochers ou desravines,& ſi tortueux, que pour un mille, on eſt ſouvent obligé d'en fairedeux ou trois. Malgré les avis qu'ils regoivent des Européens& la facilitéqu'ils auroient à faire certaines réparations, ils demeurent inſenſibles à leurspropres avantages, avec une indolence ſtupide dont rien ne peut les faireſortir(c.).„LuEs maäaiſons de la Còôte ſont toutes bàties de la même forme. Elles ſontpetites, baſſes, ſemblables dans l'éloignement aux barraques des Camps deſ'Europe; excepté néanmoins pres des Forts Européens, ouù elles ſont plusgrandes& plus commodes. Dans le voiſinage de Mina, leur hauteur eſt de deuxGtages, avec(d) pluſieurs chambres, dont quelques- unes ſont fort bien voũ-tées. IIs doivent ces changemens aux Européens()..

La forme de chaque maiſon eſt quarrée. Ils commencent par enfoncer dansla terre aux quatre coins, un pieu ou un tronc d'arbre, de ſix ou ſeptpieds de hauteur, à la diſtance néceſfaire pour donner la grandeur qu'ilsſe propoſent à leur édifice. Ils les joignent pas des poutres;& dans l'inter-valle, ils en placent d'autres en croix. II ne leur reſte enſuite qu'à former lemur d'une ſorte de plàtre auquel ils donnent ſept ou huit pouces d'épaiſſeur.En peu de tems, la chaleur du ſoleil Ie rend auſſi dur-& auſſi ſolide que labrique. IIs y laiſſent quelques petites ouvertures ponr le paſſage de la lumiere,& un trou fort êtroit qui ſert de porte. Communément ils ajoutent au pre-mier platre un ſecond enduit, blanc, rouge, noir, ou jaune, ſuivant leurgoũt ou leur caprice.

DäANs P'eſpace intérieur, ils font quelques diviſions par d'autres ſolivescroiſées, pour ſervir de chainbres.de feuilles de Palmier, tiſſues en nattes, ou de paille de riz& d autres feuil-lages que le Pays leur offre. La plüpart des totts ſont diſpoſés de manierequ'ils peuvent s'ouvrir au(†) ſommet. Dans le beau tems, ils les ouvrent

NüchnsDE LACôrE D'Ox.

Les Négresn'ont aucungouùt de ſitua-tion&de perſpective.

Forme deleurs maiſons.

Diviſions

Au-lieu de tuiles, ils couvrent l'édifice intérieurs.

Leurs toits

en effet, à raide de quelques batons qui les ſoũtiennent, Pour y faire entrer s'ouvrent& ſe

de la fraicheur; on les prendroit alors pour deux ailes. Pendant la pluie, ilsles tiennent ſoigneuſement fermés; mais toqjours ſoꝑtenus., paur jeur don-ner une ſorte de pente; ſans quoi leurs murailles ſont ſi baffes qu'ils ne pour-roient etre debout dans leurs maiſons. Des-Marchais dit que leurs plat-fonds,comme leurs toits, ſont extrémement légers,& ne ſont compoſés que depetites branches entrelaſſées,& couvertes de feuilles de Palmier, de paille,ou de roſeaux(g).

La porte eſt généralement ſi baſſe, qu'il faut ſe baiſſer de la moitié du

ferment.

Forme de

. Corps leurs portes.

Artus, dans la Collection de De BryVI. pag. 45.& Barbot, uübi ſun.Des-Marchais, ubi ſup.

(c) Boſman, pag. 137. 9)(4)y Barbot, pag. 253. Part.(·) Villault, pag. 1(g)2 bag. 290.

.& Des-Marchais,

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