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Tome cinquième.
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vOYAGRS AULONGCDESGGOTES

V

üeScge⸗ des dangers. Mais ils portent, par-deſſus, un autre colier de branche, deCerE p,Og.''paiſſeur du bras, qui eſt capable en effet d'amortir les coups de leurs enne-1 mis. Sur la téte, ils ont un bonnet ou un caſque, de quelque peau de Léo-V pard ou de Crocodile. Leur pagné, ou l'eſpece de tablier qu'ils portent au-1 G tour du corps, eſt de la même matiére, avec beaucoup de ſoin de le releverArmure entre leurs jambes. Toute autre ſorte d'habit leur parolt embarraſſante. IIsI des Négres. ont à la ceinture, un poignard; dans la main gauche une grande rondache(&), qui leur couvre tout le corps& dans la droite, trois ou quatre dards,I du une zagaie, ſuivant leur rang& leur emploi. Le commun des ſoldats 2pour armes des arcs& des fléches, dont ils ſe ſervent fort adroitement-Leurs carquois ſont de peau. Les Eſclaves ou les domeſtiques libres battentle tambour,& ſonnent du cornet ou de la trompette, pour commencer 12charge(5). 8 S1 PEvSIEURS Auteurs donnent aux ſimples Soldats des ſabres, qui ſont ſuſ-pendus à leur ceinture(i) ou paſſés dans leur pagne: leur bonnet, dit-il,eſt de peau de Crocodile, orné des deux côtés d'une coquille rouge,& parderriére, d'une trouſſe de crin ou de queué de cheval. Quelques-uns ontautour de la tête une chasne de fer aſſez peſante. Dans cet équipage, avecV les diverſes couleurs dont ils ont ſoin de ſe peindre le corps, on les pren-droit moins pour des hommes, que pour autant de Diables(*½).1 E di DEs-Marchais d'accord avec Artus, dit que les Nobles occupent les1 G verſes Armes, premiers poſtes de*Armée; qu'ils portent leur fabre devant eux,& de lar-ges poignards aux cêotés; que leurs Eſclaves marchent autour d'eux, armẽésd'arcs, de fléches,& de coutelas;& que les Soldats ont pour armes, avéec'arc& la fléche, des ſabres& des haches(1)..Us ont beau. Là plüpart néanmoins ont aujourd'hui des mouſquets ou des carabines,& 9“ s'en ſervent avec beaucoup d'adreſſe.[C'eſt un ſpectacle aſſez divertiſſantque de leur voir faire'exercice; l'un tire pendant que l'autre rampe ou- ſeG ſe couche,& il eſt étonnant qu'ils ne ſe bleſſent pas les uns les autres.]V Ils ont'obligation de ces armées aux Hollandois, qui leur en vendent unequantité preſqu'incroyable;& sils ne les recevoient pas des Hollandois,dit Boſman, ils en tireroient abondamment des Anglois, des Danois,& desautres Marchands de''Europe. C'eſt un préſent funeſte, ajoute-t'il de bonnéfoi; car nous leur avons fourni des armes pour nous égorger.Leurs ſa- LruRs ſabres ſont larges[de deux ou trois mains à l'extrémité„L.e& environ d'une vers la poignée. Leur longueur n'eſt que de trois,ou quatre paumes au plus. Ils ſont] peſans, mais tranchent ordinairementſi mal, qu'ils ont beſoin de pluſieurs coups pour abbattre une téte. La pol-gnée eſt de bois, avec des gardes de la même matière, armés d'un côté,.& quelquefois des deux, de petits nœuds ronds qui font couverts de peaun-D'autres ſe contentent, pour gardes, de quelques petites cordes, teintes déſang, avec'ornement ordinaire d'une touffe de crin. Lépée des Négres de— qualité eſt garnie d'Or. Pour fourreau, ils ont un cuir; mais ſi mal

joint(„) Des Marchais leur domne une zagaie vant eux.1 dans la même main.() Boſman, pag. 1835. 8

(b) Artus, abi ſup.(1) Des-Marchais, Vol. I. Pag. 321.

() Des-Marchals dit qu'ils le portent de-