OCcIDENTALES pr UAFRIQOUE Lzv. IX. CMar. VIII. 309
les Parties de la Côte, fur-tout à Mauri, où l'on en tire le jus dans des HIISToEpreſſes. Dans tout autre tems que celui des féchereſſes extraordinaires irn 28 ne 8Canton donne deux cens tonneaux de ce jus, à vingt ou vingt-cinq ſchellings Corr p'Oa.' Angleterre par tonneau,& fournit la même quantité de petits limons con-
fits, qui ſont fort recherches en Hollande(†).
LEs Grenadiers ont eté tranſplantés icide Europe; mais ils n'y réuffiſffent Grena-pas bien. Boſman vit quelques grenades dans les jardins de Mauri. On l'aſe- diFra qu'elles pourriſſoient preſque toutes avant leur maturité(g).
Ir ſe trouve quantité d'autres fruits ſur la Cête d'Or; mais comme lesEuropéens les connoiſſent peu, parce qu'ils n'oſent s fier aſſez pour enmanger beaucoup,''Auteur ne s'arréte point à leur deſeription. Cependantil parle de pluſieurs eſpèces de prunes, bleués& blanches, qui reſſemblentaux nôtres par la forme& la couleur, mais qui ſont d'une douceur fade&trop ſéches(b). II parle auffi des Vignes de Mauri, auxquelles, dit-il, il vig.peut donner hardiment ce nom, parce qu'il ne s'en trouve point dans aucun ¹autre lieu de la Côte. Elles produiſent deux fois l'année; mais étant livréesau ſoin d'un Négre ignorant, la plus grande partie des grapes ſéche ou pour-rit avant le tems de leur maturite. Læe raiſin eſt bleu, gros& de fort bongoüt. On ne ſgauroit douter qulaveo une culture mieux entendue il ne devintauffi bon& peut- etre meilleur que celui de Europe. II Femporte déja
P ſur celui de Hollande,[quoiqu'il ne contienne pas autant de jus.] Læ Auteüradmire beaueoup que tous les moyens qu'on a tentés pour le faire croitre en
F divers endroits de la Cête d'Or, n'ayent eu de ſuccès qu'aàa Mauri;[mais ilwentreprend point de rendre raiſon des bizarreries de la Naturc.] Les pre- 0
Pmières vignes, dit-il, y ont été plantées par les Portugais,[qui les ont 8tiré du Bréſil.] II regrette qu'ils n'en ayent point apporté davantage;car on ne voit de raiſin qu'à la table du Gouverneur Hollandois, qui croitaccorder une faveur extraordinaire aux Etrangers lorſqu'il leur laiſſe la liber-té de voir ſes Vignes. Tels ſont les arbres fruitiers de la. Côte d'Or(⁷).
LEs Cannes dé ſucre y croiſſent de la hauteur de ſept ou huit pieds;[eſt- Cannes d
à-dire, celles qui ſont cultivées dans le jardin du Gouverneur;][Elles ontpluſieurs jointures. Leur moëlle eſt ſucrée& pleine de jus. Leurs feuilles ontenviron deux aunes en longueur,& leur largeur eſt la même que celle desroſeaux d Eſpagne, mais par leur couleur elles reſſemblent à celles des roſeauxcommuns. Ces cannes portent pluſieurs fleurs, leur racine eſt ſemblable à celledes roſeaux d'Eſpagne, mais d'un goüt plus ſucré,& elle pouſſe pluſieursrejettons qu'on coupe& qu'on tranſplante. II leur faut un terrain humide;mais chaud; ce qui eſt cauſe qu'on ne ſgauroit les faire croitre en Hollan-de. Quand elles ſont müres, onles coupe comme le bled.] Les cannes ſauva-ges, qui viennent aſſez abondamment, fur-tout dans le Pays d Anta, ſont hautesde dix-huit& de vingt pieds. Artus ne doute pas qu'avec les ſoins convena-bles, on ne püt les conduire à leur perfection. Mais il en co0teroit beau-coup de peine, parce gue leur maturité eſt fort lente,& qu' elles ont beſoinde deux ans pour arriver à leur pleine groſfeur(&).
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Boßnan hr 715901 8 7*) Bofman, ubi ſap. pag. 289.& Barbot,(5) Boſman,r—(i) Le méme
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