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Tome cinquième.
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344
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NArUnELLED E LACôrE D'On.

Leur veninRemédespour la pi-

queure duScorpion.

Rraignées

HISTOIRE

monſtrueuſes.

Autre arai-

gnée.

Cockroachennemi despunaiſes.

2

344 VOYAGES AU LONC DES COGTES

forme,& le corps tout couvert d'un poil fort long. Perſonne n'ignore com-bien cet Animal eſt redoutable pour Feſpèce humaine. Il a communément,vers l'extrémité de ſa queué, une petite bourſe d'un demi-doigt de largeur,remplie d'une liqueur noirâtre qu'il lance indifféremment ſur tout ce qui lebleſſe,& dont'effet eſt immédiatement funeſte. Celui dont Boſman donnela figure, avoit cette veſſie terrible; mais elle n'étoit pas plus groſſe qu'unpois blanc. Barbot, qui a copié la deſcription de Boſinan, affüre que cepoiſon eſt toHjours mortel, ſi le reméde n'eſt pas apporté ſur le champ.L'antidote le plus certain eſt d'écraſer le Scorpion ſur la bleſſure;& le pre-mier ſoin du malheureux qui ſe ſent piqué, doit être d'arrêter ſon ennemi,pour le faire ſervir à ſa guériſon. Un des gens de Barbot fut guéri par cet-te méthode dans'Ifle du Prince, ou il avoit été bleſſé au talon pendant qu’ilStoit à couper du bois. Le même Auteur& Boſman(2) nous apprennentdeux autres remédes, dont ils ne vantent pas moins la vertu. L'un eſt defrotter la partie bleſſée avec le Penis d'un enfant. La douleur ceſſe auſſi-tôt,& le venin ſe diſſipe. L autre, eſt d'oindre la même partie avec uneſorte de liqueur, ou d'humidité, qui ſort du bec d'une poule.

TovurEs les parties de la Guinée ſont remplies de grandes& noires arai-gnées, dont la võe a quelque choſe d'effrayant. Boſman, ſe mettant un jourau lit, fut véritablement allarmé d'appercevoir prés de lui un de ces Ani-maux, qui avoit le corps d'une longueur extraordinaire, la téte pointue parderriére& fort large fur le devant, dix jambes couvertes de poil& de lagroſſeur du petit doigt.[II n'ajoũte pas de quelles armes il ſe ſervit pour tuer.&ſe monſtre.] Les Habitans ſont perſuadés que le premier homme fut ſ'ouvraged'une de ces araignées, qu'ils appellent Anauſe. Il n'y a point de raiſonne-ment qui puiſſe leur faire perdre cette idée. Boſman la regarde comme leplus notable excès de leur ignorance& de leur(r) ſtupidité. Ici Barbot&Smith ſemblent avoir copis juſqu'aux expreſſions de ce Voyageur. IIs ajon-tent qu'au Cap-Corſe, dans les mois pluvieux de Juin& de Juillet, on voitune forte d'inſecte, de l'eſpéce des araignées, qui eſt de la groſſeur d'uneſcargot(),& qui reſſemble à la crabbe. Onlui diſtingue, au milieu du ven-tre, une ouverture d'oú föortent ſes toiles(r). Smith prenant ici la qualité detémoin oculaire, rapporte que ſe trouvant au Fort Anglois de la Gambra, ilvit un de ces animaux qui etoit de la groſſeur d'une crabbe de terre. Il remar-qua facilement que c'etoit une femelle: Sous le ventre, illui pendoit une bour-ſe blanche, de quatre doigts de circonférence, qui paroiſſoit remplie d'qœufs.Elle avoit le dos& les jambes couverts d'un beau poil couleur de ſouris,auſſi brillant que le plus beau velours. On prétend que cette monſtrueuſe arai-gnée eſt fort venimeuſe.

LE méme Auteur parle d'un inſecte, qu'il nomme(Cockroach, d'un brunfoncé,& de la forme d'un eſcargot(v). Les plus grands ont deux pouces deJongueur. Ils ſont ennemis mortels des punaiſes;& Smith en fut convaincu

par

(2) Boſman. pag. 274.& Barbot, pag. Boſman, pag. 322-

Voyageurs ſi ſenſés ont pu donner les deux

remédes ſuivans pour certains, ſans les avoirEprouvés. T. d. T.

Barbot, pag. 171.& 222.v) Angl. Barbot. R. d. E.

(r),221. On ne comprend point comment deux 8 Angl. Barbot. R. d. E.(t8