OCCIDENTALES Dz UAFRICUE, Lw. IX. Cnx*. VIII. 349
par Pexpérience; ſes Vaiſſeaux;, dit-i, qui étoient remplis de Coctroachsk, Hrsrorsegn'avoient point une punaiſe(x). NaronkeEeL. Es Millepedes, que les Portugais appellent Centiper, ſont ici dans une Cane meh.abondance prodigieuſe;& quoique leur piqueure ne ſoĩt pas ſi dangereuſeque celle des Scorpions, elle cauſe pendant quelques heures des douleurs Millepèdes.fort aigues, qui ceſſent enſuite ſans qu il en reſte aucune trace. Boſman ditque dans les Forts Hollandois il m'y a point de lieu qui ſoit exempt de cettevermine. La longueur des plus gränds eſt de trois ou quatre doigts: ils ſontrouges, plats, canelés comme la pluͤpart des autres vers. Ils ont deux petitescornes, ou plütôt deux pattes qui leur ſervent à s'attacher. Leurs pieds ſontrangés des deux còtés du corps, au nombre(y) de trente ou quarante. Smithaffuͤre qu'ils en ont vingt de chaque cêté; ce qui les a fait nommer par lesAnglois Forty-legs(2).EEs Mofquites, ou les Couſins, ſont un autre fléau de cette Cote, ſur-tout Moſquites.pendant la nuit, prées des Bois& dans les lieux marécageux. Leur aiguilloneſt ſi pointu, que pénétrant auſſi-tot la chair, il y cauſe une enflure fortdouloureuſe(a).LEs Hollandois trouvèrent ici, dit Artus, un inſecte ſi brillant dans les té- 18 MouchesPenébres, qu'ils le prirent d'abord pour un vers luiſam.[II n'Stoit pas connu““des Négres.] I! reſſembloit à la Cantharide, ou à la mouche d Eſpagne, ex-cepté(b) par ſa couleur, qui étoit noire comme le jais. Barbot obſervequ'outre ces mouches noires, qui ſont fort groſſes, dit· il,& qui rendent pen-dant la nuit une ſorte de lumière, on voĩt fur la COte quantité de vers luiſans(c.). Atkins rapporte que la Mouche de feu, qui eſt fort commune dans les la-titudes méridionales, vole ici pendant ſa nuir,& répand dans l'Air autant declarté que les vers luiſans ſur Terre(d).Ic1, comme ſur la Côte Occidentale, on voit arriver de'intérieur du Pays Sauterel-des légions, ou plütôt des nuées de fauterelles, qui font des ravages incroya- les.bles, juſqu'à cauſer quelquefois la famine.LES Sigarras ſont une ſorte de mouches, à large téte,& ſans bec, qui s'ar- Sigarras.rétent ordinairement ſur les Arbres,& qui ont nuit& jour un chant fortPaigu.[1. Auteur, qui ne leur donne pas de bec ni de gueule, ſemble avoiroublié de nous apprendre d'où ſort ce ſon.] Mais il ajoòte qu'elles ſe nour-riſſent de roſée,& qu'elles ont, pour la ſüccer, une langue, longue& poin-tue, qui eſt placée dans leur eſtomac(·). 8AkTvs parle avec admiration de la muſtitude d'Abeilles& de Fourmis qu'on„ Abeilles àrencontre ici de toutes parts(†). On connoit afſez, dit Boſman, P'excellen- Founce du miel de Guinée. II n'eſt pas moins célébre par ſon extréme abondance,aux environs de Rio de Gabon, du Cap-Lopez,& plus haut dans le Golfede Guinée. Mais il n'eſt pas ſi commun ſur Ia Còôte d'Or(g).LEs Fourmis font leurs nids, ouleurs loges, au milieudes champs& ſur les Nids deCollines fourmis,
Leur deſ-cription.
(x) Smich, pag. 156.& 157. Part. VI. pag. 82.
(y) Boſman, pag. 275.(r) Barbot, ubi ſup.
(z) Smith, pag. 155. Voyez la Figure,(d) Atkins, pag, 189.dont P'Auteur vante Vexactitude.(e*) Barbot, ubi ſup.
(a) Barbot, pag. 22 1.(f) Artus, uhi ſiqp.
(b) Artus, dans la Collection de De Bry,(&) Boſman, ubi ſup.
V. Part. XX