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Tome cinquième.
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occIDENTALES DEz vAFRIQCUE, Lm. X. Cnr. X. 473

ſes dont les Négres ſont idolatres,& qui font recherchées avec la même paſ- 5 TE D;Sſion ſur toute la Cote, juſqu'à la Riviere de Gabon. KersaskIor, comme à Juida, c'eſt avec le Roi qu'on fait les traités particuliers de p'Arpaa.Commerce. A Farrivée dun Vaiſſeau, le Capitaine ou le Supercargo doit 1s'adreſſer au Gouverneur de Praya, pour ſê faire conduire à la Cour avec ſes 8préſens, qui conſiſtent ordinairement, pour le Rol, dans une pacotille de.trois ou quatre livres de corail& de quelques piéces d'étofe, une autre pa-cotille de corail pour la Reine, une piece de ſerviettes damaſſses pour lePrince, une piéce d'armoizin pour le Foella ou le Capitaine des Blancs, uneautre piéce de la même étofe pour les Portiers de la Cour, une autre pourles Courtiſans, dix Gallinbas de bujis pour les Danſaurs, ou la valeur en q'au-D⸗tres marchandiſes;[Ces Danſeurs ſont au nombre de douze ou quinze censhommes armés, qui veillent ſur les COtes pour obſerver les Vaiſſeaux qui arri-vent.] LEuropéen eſt accompagné, depuis le rivage juſqu'au Palals d'-Af-ſem(°), par le Gouverneur de Praya ou ſes principaux Offciers, avec unefort belle ſuite& des hamacks, dont le prix, pour chaque porteur, eſt qua-tre bagues par jour avec la ſubſiſtance. Cependant, ſi les marchandiſes fontpour le Roi, chaque porteur ne peut éxiger qu'une bague. L'uſage etablipour les Européens, eſt de donner au Roi, pour la permiſſion du Commerce& pour ſes Droits fur chaque Vaiſſeau, la valeur de cinquante Eſclaves enmarchandiſes. Le Prince a deux Eſclaves pour la permifſion de prendre deFeau,& quatre pour celle de couper du bois. Mais ſi le Vaiſſeau h'a pas be-ſoin de ces deux ſecours, il eſt exemt de ces derniers Droits.LE Honga, ou le Capitaine de la Barre, regoit un Eſclave en marchandiſespour douze voyages d'un Canot, de la Perre au Vaiſſeau, ou du Vaiſſeau àTerre. Il eſtobligé, à ce prix, de ſe tenir fur le rivage avec tous ſes gens,Pour veiller ſur Ies rameurs, preſſer le travail& donner tous les ſecours ne-ceſſaires au tranſport des marchandiſes. Darce ane la Barre oſk ici fort dan-gereuſe 0*„ 3“Ir m'elt pas permis aux Européens de faire le Commerce des Eſclaves, 97Ä3& des aigris ou des pierres bleues, avant que la permiſſion ait été publiée, merce 8 Sven3comme à Juida, par un crieur public, à qui le Capitaine doit payer pour ſa rivée d'unpeine quarante bagues de cuivre, vingt poules, une chévre, une piéce de Vaiſſeau.kanequin& une piéce de petit armoizin. II eſt conduit enſuite, avec le mé-me cortége, dans un Village que les Hollandois ont nommé Stock-vis-dorp,quatre milles au Sud-Sud-Queſt de Praya, ou il fait tranſporter toute ſa car-gaiſon dans un logement que le Roi lui preéte,& d'où il envoie au Palaisd'Afſem les marchandiſes qui ſont pour le Roi& pour la Cour. Apres ces pré-liminaires, c'eſt au Grand-Capitaine du Commerce qu'appartient le droit dechoifir les meilleures marchandiſes de la cargaiſon. Mais comme les Facteursont à fervir pluſieurs Négocians du Pays, qui achétent plus cher que le Roi&le Grand-Capitaine, il eſt rare qu'ils préſentent ce qu'ils ont de meilleur auRoi& à ſes Officiers.LA

(°) L'Auteur appelle Aſfem le grand Ar-(p) Voyez ci-deſſus ſa deſcription.dra.

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