DE LACHIN E, LIV. I. Cnar. III. 89
vLdès le dixième] le Gouverneur de Hok- ſyeu de depecher un courier au rivage Movrax-our en informer Noble. Mais la Flotte Hollandoiſe étoit partie. Le 17, Ho- 1664.genhoek apprit par un des Sécretaires du Viceroi, que les Chinois de Tong-
faa& de La-moua, changeant de réſolution, avoient refuſẽ de ſe ſomettre,
à Fexception de Tſye-Kan-tya, Géneéral de Koxin-king-ſya, qui s toit fait cou-
per les cheveux& qui attendoit à quelles conditions on vouloit le recevoir. Le
Scretaire ajo0toit que ſon Mattre devoit recevoir inceſſamment une Lettre
ſcellée, avec de riches préſens de l'Empereur pour les Hollandois. Hogen-
hoek s'adrefſa aufſi-tOt au Gouverneur. II lui demanda naturellement quel Explicationſens il falloit donner à la permifſion d'éxercer le Commerce de deux années v-Ieeön.pune. Le Gouverneur répondit à cette queſtion, que le Conſeil d'Etat n'ac- riale. r Impé-corderoit jamais aux Hollandois la permiſſion d'éxercer habituellement le
Commerceé, ni celle de bâtir des Magaſins& des Comptoirs à la Chine; mais
que par une grace ſpéciale de'Empereur on conſentoit qur ils y vinſſent une
fois en deux ans,& qu'on leur fixoit ce terme parce qu'on ſuppoſoit qu'ils
ne pouvoient venir plus ſouvent: qu'il jugeoit donc que ſuivant cet ordre ils
pouvoient faire chaque année le voyage de la Chine, en prenant ſoin ſeu-
lement de ſe concilier par des préſens les Conſeillers d'Etat& les Courti-
fans, à qui ces affaires appartenoient;& dans ce cas, ajouta-tril, je vous
garantirois qu' au-lieu d'un voyage par an vous ſeriez libre d'en faire deux.Ee Général Li-po-vi donna la même explication à Ordre Impérial. II aſfüra I.eeméme Hogenhock que les Hollandois pouvoient ſe regarder déſormais com- en e eme libres à la Chine;& que sils mUy avoient point encore de Magaſins, ils Chine.devoient s'en embarraſſer peu, lorſqu'ils ſe voyoient déja maitres d'une bonne
maiſon, ouù ils pouvoient librement éxercer leur Commerce.
LLE 24 on vit arriver des Commiſſaires de 1Empereur, qui venoient confé-rer des titres d'honneur à Ton-gan-pek&(g) aux fils de Sau-ja. Le lendemain ConſeilOng. ſang-)a, Sécretaire du Viceroi, dit à l'Agent Hollandois qui Pétoit.H.en gallé vifiter, qu'il pouvoit compter déſormais ſfuür la liberté du Commerce;mais qu'étant un Marchand d'importance, il ne devoit pas s'abaiſſer au com-merce des petits Marchands Chinois, à'éxemple de ſon Prédéceſſeur, quine sz'toit arrêté pendant deux ans qu'à des détails méprifables,& qu'il falloittourner ſes vües du cêté du Viceroi, du Géneral, du Gouverneur de Hok-ſveu.& des autres Seigneurs qui étoient capables de lui rendre ſervice à laCour; que c'étoit le moyen d'emporter de la Chine autant de ſoie crue qu'il endeſireroit, malgré la defenſe de Empereur, qui étoit ſous peine de mort:qu'au-contraire, s'il manquoit à ſe faire(5h) des amis puiſſans, il ne devoitpas eſpérer d'en emporter une ſeule balle.
HocEkNHoOEK répondit, que ce que le SScretaire luiĩ propoſoit ne ſeroit peut-etre pas déſavantageux à ſes Maitres; mais que les Hollandois y trouveroientleur ruine, comme il leur étoit arrivé à Canton, d'où cette ſeule raiſon lesavoit fait bannir. II ajoũta qu'ils abandonneroient pluͤtêt toutes leurs eſpé-rances que de s'engager à ces conditions; mais que ſi les Seigneurs du PaysGcoient diſpoſés à traiter avec eux, ils leur offriroient volontiers les premiers
choix,
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K. d. E. Alteſſes. R. d. E.
VII. Part. M