172 vOYAGES DANS LLE MPIRE
VAR- toit fait une réputation de ſainteté parmi les Grands. Ce reſpectable perſonnaRrcHTEREI ge avoit promis de ménager un accommodement entre les deux Nations,& le1622. NMarchand offroit de l'amener lui-même à bord, pour confirmer la verité de ce
récit. Il ajoòtoit que les Négocians d'Amoui étoient réſolus de préſenter uneRequéte au Kon-bon de Hok-ſyeu, qui étoit alors dans leur Ifle, pour obte-nir de lui la permiſſion de commercer avec les Statiſes. Cinq jours après, Her-mite vint effectivement à bord. II déclara que les Grands du Pais regardoientFentrée des Hollandois dans la Riviére comme une entrepriſe de Pyrates, quicherchoient à déſoler le Pais par leurs pillages; qu'il venoit pour s'nſtruire dela verité,& ſavoir particulierement ſi leur intention au-contraire n'étoit pas dodemander la liberté du Commerce. En même tems il montra une Lettre de créan-ce, des Grands de la Province, qui ſouhaitoient d'apprendre par ſa bouche lesvüves réelles des Hollandois. Le foir, en ſe retirant, il promit᷑ d'employer tousſes ſoins pour terminer les différends;& ſon zele fut en effet ſi vif, que les Hol-landois obtinrent la liberté de remonter la Riviêre avec deux de leurs plus legersBatimens, pour traiter avéc les Officiers Chinois. Ils regurent cet avis le 14, par
Ilss'avan- le Marchand qui s'étoit devoué à leur ſervice. Les deux Yachts s'avancèrentcent juſqu à juſqu'à Swangans;& jettant ancre entre cette Iſle& le Concinent, ils y vi-Swangaus rent reparoitre leur Emiſſaire, qui exhorta quelques Officiers Hollandois à
Pur ater- deſcendre, pour commencer les Negociations. Mais ils rejetterent cette pro-
poſition, ſous prétexte que leurs Interprétes n'étoient pas des meilleurs,&qu'il valoit mieux que deux ou trois Mandarins priſſent la peine de venir àbord. Bien-tõt il en parut trois, avec des Lettres de eréance de Ta-tok, parTréve d'un leſquelles il sjengageoit à confirmer tout ce qu' ils avoient réglé. En vertu de cean& ſes art- pouvoir(½), ils Conclurent une Tréeve d'un an, qui contenoit pluſieurs arti-cles. cles. 10. Que les Chinois porteroient aux Statiſes, dans l'Ifle de Tay-wan,autant de ſoie qu'ils en demanderoient. 20. Que pendant la Moiſſon du Nord,o0ùu Von étoit alors, quatre ou cinq Jones, chargés de. ſoie& d'autres marchan-diſes, ſeroient envoyés à Batavia, ſous une eſcorte, avec un NMandarin à borqour former une Alliance perpétuelle avec le Gouverneur Hollandois. 30.Que Ryertz expliqueroit au Conſeil de Batavia, par une Lettre particulière,la nécefſité d'abandonner les Piſcadores(†), pour obtenir un Traité;& quedurant la Trêeve, les Chinois menverroient point de ſoncs aux Manilles, à laCochinchine, à Kamboya, à Siam, à Jambi, ou Andrigery(.)3& que s' ilsne laiſſoient pas d'en envoyer, les Statiſes ſeroient en droit de s'en ſaiſir.Confrma. AussrrT que ces Articles furent dreſſés, les Chinois demanderent, qu'ention du Trai- Jlaiſſant à bord trois Mandarins pour Ötage, deux ou trois Capitaines Hollan-
16. dois deſcendiſſent à terre, pour confirmer le Traité par un ſerment, en pré-ſence du Ta-tok. Le 17, les trois ötages arrivérent à bord, avec leur corté-ge,& deux étendards bleus, brodés de blanc, qui étoient la livrée du Ta-tok-
IIis apportèrent auſſi trois fléches, qu'ils appellent les emblemes de leur fidéli-té. Ryertz apprenant d' eux que le Ta-tok[& les autres Mandarins] gtoit prét.à le recevoir, deſcendit avec deux de ſes Capitaines,& fut conduit au PalaisLdu T οε,] avec heaucoup de pompe. Les Chinois placerent prés de la Cha ³ε
loupe
(e) Vam-Rechteren, ubi ſup., pag. 145.& ces Hles Pe-kou ou Pe-bou; mais on a v Pong-ſaivantes. bu dans les Rélations précédentes.
(C L Auteur dit que les Chinois nommene(&) Angl. Andriegery. R. d. E.